Akbou et Adekar – Les mairies assiégées par les populations

Las de continuer de faire souffrir et leurs apprenants et leurs véhicules dans un circuit délabré utilisé aussi comme parking par des jeunes du fait de sa proximité avec l’hôpital, les gérants des auto-écoles de la circonscription d’Akbou et Ouzellaguen ont procédé hier, à la fermeture du siège de la mairie d’Akbou pour se faire entendre par les autorités concernées.

En effet, alors qu’une promesse de réalisation d’un autre circuit leur a été faite fin août, reprenant du coup le travail en septembre, les gérants se sont retrouvés dans la même situation. En recourant à cette ultime action, les protestataires veulent exiger la réalisation du circuit promis dans les meilleurs délais afin de mettre un terme à leur calvaire.

De l’autre côté de la région de la Soummam, à Adekar plus précisément, les habitants répondant à l’appel de leurs comités de village ont fermé le siège de la mairie pour protester contre l’iniquité dans la répartition des moyens entre les villages et la prise en charge des besoins de leurs habitants.

En outre, ils rappellent que leur commune végète dans un sous développement qui ne dit pas son nom, et d’ailleurs l’un des protestant nous dira que leur commune ne dispose d’aucune infrastructure administrative étatique les obligeant à chaque fois à se rendre à Béjaia ou à Sid Aich pour régler des affaires auprès des services des principaux organismes étatiques.

Dans leur appel à porter la protestation sur la place publique, les comités de village avancent des arguments ayant trait aux conditions sociales dans lesquelles vivent les habitants et exigent leur prise en charge notamment en matière de logements, d’infrastructures scolaires et sanitaires, d’aménagement urbain, de raccordement en gaz de ville, en un mot de mettre un terme aux promesses non tenues et aux engagements sans cesse reniés.

A. Gana