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Tizi-Ouzou - Malgré les retards dans les cours et les examens

Etudiants et enseignants excluent l’année blanche

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L’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou a accumulé un retard considérable dans l’avancement des cours et examens dans certaines facultés dû aux grèves que les différentes facultés connaissent depuis le début de l’année. Rares sont celles épargnées.

En effet, les étudiants n’arrivent pas à suivre un bon rythme leur permettant d’achever l’année dans les temps conventionnels. Retard dans l’avancement des cours et TD, l’examen du premier semestre reporté au mois de septembre prochain, telle est la réalité de plusieurs facultés actuellement. N’empêche qu’étudiants comme enseignants s’accordent à éloigner tout spectre de l’année blanche. Les raisons de ces perturbations sont multiples et ont trait à la grève générale qui a commencé depuis le début de l’année et au problème national de la plate-forme Progress, sans oublier l’implication des étudiants dans le mouvement populaire depuis son lancement.

Les facultés des sciences économies, de science et technologie, de maths-informatique, d’électronique, d’électrotechnique et de génie de la construction sont les plus touchées par ces perturbations. Un grand retard est enregistré dans l’avancement des cours et TD, apprend-t-on des étudiants et enseignants. Selon ces derniers, les premiers EMD (examens de moyenne durée) n’ont pas eu lieu, comme prévu. Il a été, en effet, décidé leur report au mois de septembre prochain, et ce pour éviter la plate-forme Progress, tout en optant pour la poursuite des cours du deuxième semestre.

La situation, selon eux, «est la conséquence des grèves observées depuis le mois de septembre, en guise de protestation contre la plate-forme national Progress». Néanmoins, «ce retard n’est pas fatal» et aussi bien les étudiants que les enseignants se déclarent «déterminés à aller au bout de cette année universitaire». Belkacem Boukhrouf, enseignant à la Faculté d’économie, estime que «l’année blanche sera évitée». Et de poursuivre : «On ne va pas finir le programme mais on aura matière à évaluer les étudiants.

Le retard sera récupéré grâce aux séances de rattrapage que nous allons planifier.» La même situation prévaut au campus Tamda, où se trouve les facultés des sciences sociales et d’histoire, qui viennent de reprendre les cours (il y’a quelques jours) après une grève de deux mois. Les examens du premier semestre devaient être entamés la semaine dernière. S’agissant des autres facultés, dont celles de tamazight, d’anglais, de français, des sciences politiques et des lettres arabes, les cours se poursuivent le plus normalement du monde et les premiers EMD ont déjà eu lieu, explique un membre du Comité autonome du département d’anglais, en l’occurrence Omar Tabet.

Ce dernier a fait savoir que le Comité pédagogique de la faculté, en concertation avec le Comité autonome des étudiants, aura à décider de la date adéquate pour l’organisation des 2e EMD. Dr Saïd Chemakh, enseignant au département de Tamazight, pour sa part, rassure que «les cours et TD se déroulent normalement». Et de continuer : «Cette année, on n’a pas cumulé de retard. On a commencé tardivement mais on a pu se rattraper.»

Dr Chemakh écarte le spectre de l’année blanche, estimant que les retards dans les autres départements peuvent être rattrapés. «Il n’est pas question d’aller vers une année blanche. Rien ne justifie cela. Le spectre de l’année blanche est une propagande et les étudiants sont déterminés à finir l’année universitaire», tranche un membre de la CLE. Et de poursuivre : «Nous sommes déterminés à travailler tous ensemble, étudiants, enseignants et administration, pour que cette année s’achève dans de bonnes conditions.» Cet avis est également partagé par l’ensemble des étudiants abordés sur le sujet. Ils n’hésitent pas à dire leur «détermination à mener l’année universitaire au bout, sans rien lâcher de notre engagement dans le mouvement populaire».

Kaméla H.