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Tizi-Ouzou - Houda-Imane Feraoun en visite hier dans la wilaya

«Tous les bureaux de poste fermés seront rouverts»

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La ministre de la Poste, des télécommunications, des technologies et du numérique, Mme Houda-Imane Feraoun, a effectué hier une visite de travail et d’inspection dans les wilayas de Tizi-Ouzou et Boumerdès.

La ministre a fait part, lors d’un point de presse organisé en marge de cette sortie, «d’un plan de redynamisation du secteur à travers plusieurs milliards de dinars d’investissements réalisés». Le constat établi par la ministre en revanche fait part «de manques qui nécessiteraient des prises en charges».

Cela dit, elle n’a pas caché sa «satisfaction de constater que le niveau de redéploiement des bureaux de postes dans les deux wilayas est très appréciable, où plusieurs structures ont été réhabilités». Mme Feraoun a insisté sur «la réalisation des bureaux de postes dans les nouvelles cités avant même qu’elles ne soient habitées».

Dans la wilaya de Boumerdès, précisera la ministre, «Il y a eu 29 programme dans 18 communes en 2018. Pour cette année, on a 43 programmes qui concerneront toutes les communes de la wilaya». Concernant la wilaya de Tizi-Ouzou, la ministre a indiqué que «le relief de la wilaya a fait que le raccordement des foyers à internet ne peut se faire entièrement à travers la fibre optique, aussi avons-nous opté pour la 4G LTE».

«On a pu répondre à toute la demande, mais on va encore renforcer le réseau», a-t-elle indiqué. Concernant la Poste, la ministre a annoncé des mesures pour améliorer le service. Il s’agit notamment de «la réouverture de tous les bureaux de postes à travers leurs programmation dans les commissions de sécurité de wilayas».

La ministre a fait part de l’ouverture de «20 bureaux de poste durant le dernier semestre. Il reste encore au moins dix à ouvrir», notera-t-elle. La ministre a aussi soulevé le problème du sous-effectif dans les bureaux de poste. A cet effet, elle a donné des instructions, pour «que dans chaque bureau de poste de chaque petit village de la wilaya il y ait au moins deux employés, pour s’assurer du bon service et sa continuité».

Elle a aussi instruit pour «impliquer les collectivités locales dans les opérations de réhabilitation des postes, pour qu’ils soient rouverts à temps». La ministre a rassuré que dans la wilaya de Tizi-Ouzou, dans le domaine des télécommunications, il n’y a pas «de points noirs», pour la poste en revanche, «il faudrait redoubler d’efforts notamment dans l’offre d’emploi».

«Il y a de nouveaux postes d’emploi à pourvoir dans le secteurs des TIC», a-t-elle annoncé. «Le problème avec la direction locale de la poste, c’est qu’elle considère que la main d’œuvre est suffisante au niveau des bureau dès lors que tous les guichets sont complets. Or, la norme est que ce soit le double, pour travailler avec le système de brigades», explique Mme Feraoun.

De même pour les facteurs, la ministre a instruit d’employer pour chaque bureau au moins un facteur, le nombre augmentant avec la densité de la population. La ministre n’a pas hésité à charger les directeurs locaux, leur reprochant de «ne pas suivre la mouvance. Il y a une instruction, qui date de plusieurs années, qui porte sur l’évaluation des besoins en personnel pour lancer le plan de recrutement.

D’un côté on a les responsables locaux qui évaluent très mal, j’ai fait le tour des bureaux, certains sont en sureffectif avec du monde qui ne fout rien et j’ai vu d’autres en sous-effectif !». «Ce n’est pas normal ! L’évaluation doit être locale.

Il y a un travail de proximité qui doit être fait auprès de ces responsables locaux pour des conseils et un suivi. Je demande aussi un effort à la direction de l’emploi pour assister Algérie Poste qui doit impérativement recruter avec la formule DAIP, afin de se donner au moins une année pour évaluer la qualité du personnel avant sa permanisation», suggère-t-elle.

«Algérie Poste a permanisé plus de 5 000 personnes», fait-elle savoir. Sur la question de la censure exercée sur internet, la ministre a nié l’existence d’une telle pratique en Algérie : «Il n’y a pas de censure institutionnelle, et sur les réseaux sociaux ce n’est pas possible de le faire, ce sont des applications qui sont les propriétés de leurs développeurs.

D’ailleurs le danger est là pour nos enfants. Pour les adultes on est dans un pays parmi les plus libres dans la région. En revanche, un jour on sera amenés à mettre en place des équipements de censure pour protéger nos enfants, mais ça devra être dans les mains des parents». Pour le volet politique, «on est dans un pays démocratique où la censure est bannie», assurera la ministre.

Kamela Haddoum.