Le nouveau CEM Briki Omar de la commune d’Afir, à une soixantaine de kilomètres à l’Est de Boumerdès, a été paralysé, avant-hier, par un mouvement de grève des enseignants et des travailleurs.
«Notre CEM est comparable à un bateau sans capitaine en haute mer, qui risque le naufrage à tout moment», dira un fonctionnaire qui nous apprend que «C’est l’économe qui gère les affaires du collège, notamment en matière de choix de fournisseurs des produits alimentaires pour la cantine».
«Il ne respecte pas les procédures. Il octroie les marchés d’une manière illégale, sans siéger en commission pour choisir le fournisseur ayant présenté la meilleure offre», dira notre interlocuteur. Ce dernier ajoute que ledit économe accorderait les marchés à un proche.
«Et les repas sont loin de répondre aux normes», soutient notre interlocuteur. L’établissement construit au contrebas d’habitations au centre-ville d’Afir, se dégrade de plus en plus et est menacé par un affaissement de terrain. L’insécurité est également dénoncée aux alentours du CEM et nous apprenons que plusieurs collégiens ont été agressés par des étrangers.
Le mur de clôture de l’établissement est en effet trop bas, rendant l’accès facile aux intrus qui «sèment la terreur parmi les collégiens». «Nous avons à maintes reprises alerté les responsables du secteur, en vain», affirme notre interlocuteur qui souligne le climat peu propice aux études. L’activité sportive dans l’établissement est quasiment inexistante en raison de la dégradation de son aire de jeu qui n’a jamais été réaménagée depuis l’ouverture du collège.
«Nous avons lancé un ultimatum de dix jours aux responsables pour trouver des solutions aux problèmes auxquels fait face notre établissement. Si rien n’est fait pour améliorer les conditions de scolarisation et de travail, nous allons enclencher d’autres actions de protestation plus radicales», lance notre interlocuteur.
Youcef Z.

