Les employés de l’Entreprise de préfabrication légère et d’aluminium (EPLA), unité de Béjaïa, ont entamé, hier, une grève illimitée pour réclamer le payement de quatre mois de salaire. «Nous sommes quarante-quatre travailleurs, donc 44 familles sans salaires depuis quatre mois. Nous demandons la régularisation de l’intégralité de nos mensualités. Cela fait maintenant presque deux ans que nous percevons un salaire tous les trois mois. Nous sommes fatigués des promesses non tenues», s’indigne un représentant de la section syndicale des employés de l’Entreprise, affiliée à l’UGTA.
«Nous sommes sans projets ni chantiers depuis plusieurs mois. Nous réclamons un plan de charge pour sauvegarder notre unité», insistent-ils par ailleurs. Autrefois considérée comme un fleuron national de l’industrie aluminium, l’activité de l’EPLA de Béjaïa est en net déclin, ces dernières années, notamment depuis sa fusion, en 2015, au groupe national ALRECC (Algérienne des réalisations et constructions du Centre). Au début des années 2000, cette unité comptait 300 salariés, alors qu’aujourd’hui, elle se retrouve avec 44 ouvriers, dont une partie seulement est régularisée. Réagissant à cette action de protestation, le directeur de l’Entreprise a affirmé que les revendications soulevées par les grévistes dépassent ses prérogatives.
Pour lui, seuls les responsables centraux, au niveau du groupe, sont habilités à prendre des décisions concernant la politique salariale des unités qui lui sont rattachées. Par ailleurs, ce même responsable a reconnu que cette unité fait face à une crise financière, en l’absence de projets.
B. S.

