M\’CHEDALLAH – Céréales et vergers attaqués – Des moineaux ravageurs

Les paysans gérant des Exploitations agricoles communes (EAC) situées dans la plaine d’Oughazi, à M’Chedallah, que nous avons rencontrés, nous ont fait part de leur désarroi devant l’invasion des moineaux, qui font des ravages dans les récoltes de saison. Nos interlocuteurs, impuissants face à ces oiseaux des plus voraces, affirment que leur reproduction prend une ampleur angoissante depuis ces quatre dernières années à tel point qu’ils forment des essaims plus importants que ceux des étourneaux.

Rien n’échappe à leur voracité, disent-ils, en s’attaquant notamment aux récoltes des céréales, toutes espèces confondues, dont les épis arrivent à maturité. Ces pauvres paysans voient ainsi le fruit de leur dur labeur disparaître dans les becs de ces nuisibles oiseaux dénommés localement «iziwech» et dont les capacités de destruction des récoltes sont semblables à celles des sauterelles. Les vergers des maraîchers ne sont pas non plus épargnés par ces essaims qui écument les plaines.

Leur concentration dans la vallée du Sahel, où ils trouvent gîte et couvert, s’explique par la disponibilité des oliveraies à perte de vue, où ils ont élu domicile pour la nidification, et de la nourriture. Les agriculteurs assurent ne pas pouvoir utiliser du poison à cause du danger que cela représente pour les autres espèces d’oiseaux et d’insectes, telle que les abeilles, et les consommateurs des fruits et légumes. La dernière solution reste la destruction des nids avant l’éclosion des œufs. Seulement, vu leur nombre, les agriculteurs n’ont pas les moyens d’entamer cette opération et font ainsi appel aux services de l’Etat afin de les aider à parer à cette situation qui les pénalise au plus haut point.

Oulaid Soualah