Les structures de culture et de loisirs au niveau de la commune de Tamokra, située à 90 km au Sud-ouest de Béjaïa, sont-elles vouées à la fermeture après leur livraison ? En tout cas, c’est la question que se posent à chaque fois le commun des citoyens de cette municipalité déshéritée, laquelle manque presque en tout.
L’exemple du complexe des sports de proximité (CSP) situé au chef-lieu municipal en est l’une des évidences. Cet espace qui revient de droit aux jeunes de la localité ne s’ouvre qu’en de rares occasions pour servir de lieu d’activités, comme les tournois sportifs, la célébration des Journées nationales ou mondiales, assure-t-on.
Et c’est presque le même cas pour le foyer de jeunes du village Bicher, dans la même municipalité. En effet, cet équipement public a été livré mais sans pour autant ouvrir ses portes aux jeunes du village qui s’impatientent à l’idée de disposer de cet espace culturel et de loisirs d’autant leur village manque cruellement en ces lieux de distraction et de pédagogie. «C’est à n’y rien comprendre.
Le foyer de jeunes a été réceptionné en bonne et due forme, mais ses portes demeurent toujours fermées. On se demande si ce foyer est érigé pour être fermé par la suite ou pour servir aux jeunes de notre village ?», fulmine un jeune de Bicher.
Renseignement pris, il s’est avéré que ladite structure n’est pas encore dotée en équipements et matériels afférents pour son bon fonctionnement, et ce en sus de l’absence de l’encadrement. Faut-il souligner que ce projet a traîné depuis des années avant d’être finalisé il y a des semaines de cela. Cependant, ledit foyer demeure toujours clos à la face des jeunes de cette bourgade qui connaît aussi un exode rural assez inquiétant à cause des carences multiples et de la dégradation du cadre de vie des habitants.
S. Y.

