SAHARIDJ – Travaux d’extension du réseau d\’assainissement – Deux rejets en un seul endroit !

Deux quartiers périphériques du chef-lieu de la commune de Saharidj, à savoir la cité Taydha et Aggach, ont bénéficié de l’extension de leurs réseaux d’assainissement à deux années d’intervalle, dont les rejets se rejoignent en pleine forêt, à 60 mètres l’un de l’autre. Si le premier rejet d’Aggach, réalisé en 2016, a été lâché dans un profond ravin, dont le drainage à l’air libre ne pose pas problème, le second, celui du quartier Taydha, qui vient d’être livré il y a moins d’un mois, a été lâché en terrain plat, en pleine forêt.

Il commence déjà à inonder une importante surface du tissu végétal composée de pins d’Alep, sous forme de pépinière. En toute logique, il devrait rejoindre le premier rejet pour réduire la pollution mais aussi et surtout éviter les risques d’érosion aux deux cités situées sur une haute colline et à la base de laquelle se trouvent ces deux rejets. En plus de la menace d’érosion qui risque d’emporter dans un proche avenir la piste forestière, laquelle vient de bénéficier d’une opération d’aménagement, un foyer d’épidémie à moins de 100 mètres de ces quartiers commence à se former.

Des retombées négatives, notamment les odeurs nauséabondes durant la saison des grandes chaleurs et les nuées de mouches et moustiques, commencent déjà à se faire sentir. Sans oublier la multitude de parasites vecteurs de maladies, qui prendront d’assaut les habitations et les vergers limitrophes. Il est à noter que le nouveau réseau d’assainissement de la cité Taydha aurait pu bénéficier au quartier voisin Vougnaw, un large espace qui dépasse les 20 hectares et que ses propriétaires ont transformé en lotissements, alors que la majorité des acquéreurs ont bénéficié de logements ruraux dans le cadre du programme de l’auto-construction.

Il aurait suffit d’un prolongement d’à peine 80 mètres de ce réseau pour raccorder la vingtaine d’habitations de Vougnaw, au même titre que les futures constructions en ces lieux auxquels il ne manque que le réseau d’assainissement pour être viabilisés à 100 %. Le reste des amenées, à savoir les voies d’accès, les réseaux de l’AEP, de gaz naturel et d’électricité existent déjà. Ce sont les conséquences d’une absence de planification dans la réalisation de ces projets de développement et du manque de suivi sur le terrain. Une Commission technique, composée des services de l’urbanisme, ceux des forêts et de l’hydraulique, directement concernés, doit se pencher sur cette situation pour y remédier.

Oulaid Soualah