Bien avant l’arrivée des grandes chaleurs, les habitants de la commune d’Aïn El Hammam se plaignent des moustiques qui commencent à investir leurs demeures. Pour parer à cette situation, l’APC vient d’appeler la population à prendre certaines mesures pour passer un été sans moustiques, ce qui semble difficile car il est impossible de réunir toutes les conditions pour atteindre cet objectif.
On peut cependant limiter leur densité, en éliminant les marres d’eaux stagnantes et même en évitant de garder de l’eau dans des pots de fleurs et autres. Si l’on peut bannir tout récipient pouvant contenir de l’eau pendant plusieurs jours, lesquels peuvent être des gîtes pour les larves, il n’est par contre pas aisé d’imposer la vidange des bassins servant de réserve aux propriétaires de potagers. Les pluies abondantes de cette année ont créé de nombreuses marres d’eaux stagnantes. Des lieux particulièrement affectionnés par les moustiques qui y pondent leurs œufs, car ils sont favorables au développement des larves. Ce sont tous ces nids se trouvant aux abords des habitations qui doivent être traités, en priorité. Par ailleurs, certains éleveurs, dont les étables se trouvent aux abords des agglomérations, devraient nettoyer les tas de fumier aux odeurs pestilentielles qui s’y agglutinent, sachant que des mouches et toutes sortes d’insectes y prolifèrent créant moult désagréments au voisinage.
Il y a lieu de traiter et d’éradiquer également les nombreuses décharges sauvages que les citoyens ne cessent de créer aux abords des villages. Les détritus qui s’amoncellent à quelques mètres des zones habitées doivent être enlevés par les villageois ou les habitants des cités par le biais d’opérations de volontariat, en collaboration avec l’APC. D’autre part, certains endroits inaccessibles aux véhicules de traitement anti-larvaire peuvent être vaporisés par les habitants pour peu qu’on mette les produits nécessaires à leur disposition. Dans le cadre de la lutte anti-incendie, les broussailles, lieu de repos des moustiques, doivent être enlevées.
Pour le moment, le traitement chimique par fumigation, tel que réalisé annuellement sur le territoire de la commune, n’a pas encore débuté. Une campagne d’information de la population devrait logiquement précéder cette opération, concernant la qualité des produits utilisés et leur degré de toxicité et, le cas échant, les mesures à prendre par les malades et les personnes dont la santé est fragile.
A. O. T.

