A chaque mois de Ramadhan, certaines habitudes refont surface dans notre société pour disparaître juste après. Il s’agit, entre autres, de la mendicité qui reprend du poil de la bête durant ce mois de jeûne et de piété avec l’apparition d’un grand nombre de mendiants. Ces derniers, à se fier à certaines indiscrétions, ne seraient pas tous dans le besoin. A titre d’exemple, la ville de M’Chedallah, qui connaît depuis le début de ce mois une augmentation significative du nombre de mendiants postés chacun dans un coin «stratégique» pour faire la manche. Néanmoins, ces personnes sont observées surtout dans la ruelle située entre la station de fourgons et le reste de la ville.
Là, on peut trouver quatre, cinq voire plus de mendiants en train de quémander, en tentant d’apitoyer les passants chacun à sa façon. Les uns portent des enfants en bas âge, d’autres exhibent des ordonnances et autres documents qui «attestent» de leur précarité, en faisant la quête dans les commerces, alors que d’autres montrent leur infirmité ou handicap aux passants, afin de les attendrir. «Nul besoin d’être devin pour savoir qu’il y a parmi ces quémandeurs des gens qui sont réellement dans le besoin, alors que d’autres ne le sont pas du tout.
Cette dernière catégorie a fait de la mendicité un métier qu’elle exerce durant toute sa vie, en dépit des opportunités et potentialités qu’elle rencontre pour exercer un métier qui la fera vivre dignement. Mais bon, le phénomène est là et il devrait être pris en charge par l’Etat, en aidant ceux qui sont dans le besoin et en combattant les faux mendiants qui veulent s’enrichir à l’ombre de la pitié des autres, sachant qu’ils amassent de grosses sommes d’argent, en jouant sur les sentiments des bienfaiteurs !», constate amèrement un citoyen de la ville.
Y. S.

