Noël et réveillon… Tant que c’est la fête, profitons-en

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Noël et le nouvel an, ce sont deux rendez-vous calendaires que la Kabylie a appris à ne plus rater. «C’est pour les enfants», nous rétorque-t-on, mais «pas seulement», nous dit la réalité.

S. Aït Hamouda

Qu’à cela ne tienne, ne vaut-il pas mieux être festif que renfrogné, le visage fermé des jours d’enterrements ! Certainement, avoir une tête des grands jours, de fêtards, de joyeux lurons ne sied pas à ceux qui préfèrent le deuil, ad vitam aeternam.

Qu’on vienne interdire aux enfants de prendre une photo devant ou enfourchant un poney est le moins que l’on puisse dire pas tolérable, à plus forte raison lorsqu’on s’autoproclame pour la liberté du culte, de pensée, de conviction et tutti quanti.

Il reste, tout de même, à penser à fêter, dans un pays où il y a si peu de réjouissances à célébrer, à trouver un moment pour faire la joie de chérubins. Laissons de côté les interdits, les «haram», les «la yajouz» les «mamnoue» et célébrons n’importe quelle occasion à fond. Pourquoi ? parce qu’il le faut pour notre équilibre social et culturel.

Parce qu’il est plus que nécessaire de trouver des raisons d’exulter, de se réjouir et de faire la fête pour faire la fête, sans plus. Que deux jours, Noël et le jour de l’an, dérangent les «bien-pensants», les moralisateurs de tous poils et les prêcheurs d’où qu’ils viennent, ces journées ne sont pas à comptabiliser dans les valeurs de l’Islam ni celles des autres religions, tout simplement parce qu’elles offrent une occasion comme une autre de festoyer.

Cependant, il reste à mettre de l’eau dans son thé, pour la tolérance, la compréhension, le vivre ensemble dans la passibilité, et la paix partagée et non dans l’anathème, la violence et la haine inextricable. Il faut savoir raison garder et mettre au devant la joie des enfants, et ces circonstances de joyeusetés sainement partagées. N’en rendons pas plus compliquée, une situation qui n’en demande pas tant.

Laissons ces opportunités à nos rejetons, pour leur bien-être et leur bonheur. N’empêchons pas nos enfants de s’amuser et de prendre des photos avec les poneys, ne les voyez-vous pas plus sympathiques !

S. A. H.

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