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La sérumthérapie, jusqu’à quand ?

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Les effectifs pléthoriques qu’ont connus les SONACOM, SONATRAM, etc. ont rendu bien des services à des familles à peine sorties d’une indigence aggravée par la misère.

Que ces usines aient été l’étendard de la révolution industrielle, cela ne se discute pas. Mais quand on sait que Sonacom a bien vendu des véhicules pour un prix n’excédant pas le tiers de leur prix de revient, il faut se remettre à l’évidence que la machine commerciale a un engrenage qui n’a pas bien été débarrassé d’un grain de sable.

Il est plus qu’agréable d’entendre que la plus renommée des usines de Tizi Ouzou, qui n’est autre que l’ENIEM, retrouve ses forces. Cette usine, qui a eu à traverser des moments de disette et de turbulences, fait, en ce moment, penser au phénix qui renaît de ses cendres. Quelles sont les causes de sa résurrection ? Certainement d’autres manières de gérer et de penser économie, puisqu’elle vient d’engranger une ligne de… crédit. Car il y a lieu de se résoudre à considérer qu’il ne sert à rien de faire du social avec du luxe.

Que peut souhaiter un directeur d’usine sinon découler sa production pour faire vivre aisément ses salariés, s’assurer ses parts de marché tout en honorant ses redevances ? Oser prendre les mesures idoines pour qu’une usine n’ait pas à lorgner vers des lignes de crédit à chaque décennie, pour que le produit d’une usine étatique concurrence un produit d’une marque étrangère monté en Algérie, semble plus une décision tout aussi sage que souhaitable.

L’appareil ENIEM a de tout temps figuré parmi les plus convoités par le consommateur avisé, tant sa fiabilité est largement prouvée. SONITEX, SONELEC … sigles à réminiscences, ont consommé leur déclin pour avoir fait fi des règles primaires de l’économie. Le plus urgent, donc, est de se laisser embrigader par une forme de gestion qui ne souffre d’aucune irrégularité. Les années à venir montreront à coup sûr les limites et les latitudes de notre savoir-faire.
A. B.