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PRÉSIDENTIELLE - Au quinzième jour de la campagne électorale

Les candidats s’engagent pour une justice libre et équitable

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Les cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain ont tous réitéré leur désapprobation de la résolution du Parlement européen, lors de la 15e journée de la campagne électorale qui s’est déroulée hier. Mihoubi et Tebboune ont été les plus acerbes à l’égard de ce qu’ils qualifient d’«ingérence flagrante des parlementaires européens dans une période aussi cruciale pour l’Algérie qui s’apprête à élire son président de la République». Pour le candidat Abdelmadjid Tebboune, «la voix des parlementaires européens est inaudible, si ce n’est carrément absente, lorsqu’il s’agit de parler ou d’évoquer le problème des Gilets jaunes en France qui sont à plus d’une année de manifestations».

Et d’appeler les Algériens à «aller voter en masse pour répondre à cette forme de harcèlement inacceptable des Européens». Pour Tebboune, «les mises en garde du général-major, Ahmed Gaïd Salah, à propos des tentatives d’immixtion des parties étrangères dans la crise politique du pays, se sont avérées fondées avec cette sortie du Parlement européen». Azzedine Mihoubi, lui, a qualifié la crise politique d’«affaire interne qui se règle entre Algériens», rappelant au passage que «la plupart des revendications du Hirak sont satisfaites» et qu’il «n’y a pas à accepter aucune immixtion étrangère dans nos affaires internes».

Poursuivant son discours de campagne à Mascara, Mihoubi a promis d’ériger la wilaya au rang de «wilaya agricole et touristique» pour ce qu’elle recèle d’atouts dans les deux domaines, a-t-il justifié. Mihoubi s’est engagé également à promouvoir la femme active comme il promet de créer un fonds spécial pour la femme au foyer. Sur les dossiers de corruption, c’est le candidat Abdelkader Bengrina qui évoque son engagement à ouvrir tous les dossiers de corruption depuis 1990, s’il venait à être élu président de la République : «La bande a cédé un port stratégique d’une valeur de 7 milliards de dollars à un prix symbolique d’un dinar», a-t-il révélé, s’engageant à «ouvrir tous les dossiers de corruption et de malversation qui datent de 1990».

Selon le candidat du parti El Bina, les «gouvernements successifs ont porté une grave atteinte à l’économie nationale en favorisant quelques personnes au détriment du peuple». Quant au candidat Ali Benflis, il s’est engagé, hier, à «redonner de l’importance aux juges et à la justice» pour qu’ils «puissent travailler dans la sérénité et en toute objectivité, notamment dans les affaires liées à la corruption».

Tout en réitérant lui aussi son rejet de la résolution du Parlement européen, Benflis a averti contre la non-élection d’un président de la République, en ce sens, explique-t-il, que cela mettra l’Algérie devant un vrai danger : «Il est nécessaire d’élire un président de la République, le contraire serait très dangereux pour le pays et pour sa stabilité», a-t-il dit. Parmi ses engagements, le candidat du parti Talaie El Hourriyet a évoqué «la réduction de 20% du budget du fonctionnement de l’État», s’il est élu à la présidence de la République, afin, explique-t-il, de «lutter contre la gabegie et la mauvaise gestion».

M. A. T.