Accueil A la une Tebboune reçoit Soufiane Djilali

PRÉSIDENCE - Processus de consultations politiques

Tebboune reçoit Soufiane Djilali

276

Avec la rencontre, hier, de Soufiane Djilali, premier chef de parti à être consulté par le Président, le processus de consultations se poursuit. Le dialogue promis par Abdelmadjid Tebboune tend à se concrétiser. Enchaînant les rendez-vous avec des personnalités politiques, le président de la République a réservé, hier, l’honneur d’entamer les consultations politique avec le chef du parti Jil Jadid, qui est ainsi le premier responsable d’une formation politique a y être associé.

Soufiane Djilali, ayant «pris acte» de l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la présidence de la République le 12 décembre prochain, n’a jamais rejeté l’idée du dialogue dans le cadre de la résolution de la crise politique que vit le pays voilà un an déjà. «Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, mardi à Alger, le président du parti Jil Jadid, Soufiane Djilali», indique un communiqué de la Présidence de la République.

Cette rencontre, qui intervient après celle avec Ahmed Benbitour, Abdelaziz Rahabi, Mouloud Hamrouche et Ahmed Taleb Ibrahimi (ce dernier a reçu Tebboune chez-lui avant-hier), a porté sur «la situation globale du pays et la révision de la Constitution, pour asseoir les bases de la République nouvelle qui est au centre des revendications populaires», précise le communiqué. Le président du parti Jil Jadid a exposé au président de la République «les points de vue et visions de son parti et présenté des propositions pour renforcer la concertation et le dialogue initiés par le président de la République, en application de ses engagements électoraux, réaffirmés juste après sa prestation de serment», conclut le communiqué de la Présidence.

Dans les prochaines heures, le chef de l’État devra recevoir d’autres chefs de partis politiques, notamment ceux de la mouvance islamiste ayant exprimé publiquement leur disponibilité à participer à ce processus de consultations. Il s’agit de Abderazzak Makri de MSP et d’Abdellah Djaballah chef du parti El Adala. Ce dernier a manifesté, à travers un communiqué rendu public avant-hier, sa disponibilité à «contribuer» au projet de loi confié au gouvernement Djerad, en rappelant au passage ses propositions au sujet du dossier des libertés en général, notamment «le traitement plus rigoureux des délits d’apologie du racisme et d’incitation aux actes condamnables à caractère régionaliste».

Le parti El Adala a déploré «des atteintes à la vie privée en violation des dispositions juridiques et morales, notamment sur les réseaux sociaux, sous prétexte de la liberté d’expression garantie par la Constitution». La formation de Djaballah appelle aussi à «définir rapidement et avec précision» les notions et la terminologie, à travers une législation qui «clarifie les choses, assainit le dossier des libertés de toutes les manifestations racistes et criminalise expressément leurs auteurs».

Les promesses de réformes faites par Abdelmadjid Tebboune semblent ainsi mises en pratique en moins d’un mois après son investiture à la magistrature suprême. Hier, le directeur de cabinet de la Présidence de la République, Noureddine Ayadi, a officiellement installé le comité d’experts chargé de l’élaboration de propositions sur la révision de la Constitution, présidé par le professeur Ahmed Laraba.

M. A. T.