La commune de Taouerga à l’Est de Boumerdès a été paralysée, hier, par une grève générale, en solidarité avec les deux jeunes arrêtés et détenus après avoir déployé l’étendard amazigh, lors de la marche de vendredi dernier à Alger.
Les deux jeunes, Chami Kamel et Boualouache Arezki, sont incarcérés à la prison d’El Harrach à Alger, après avoir été placés sous mandat de dépôt par le tribunal de Sidi M’hamed.
Aucun commerce n’est ouvert dans cette commune rurale connu également pour être la pionnière dans la viticulture. L’appel à ce mouvement de grève pour soutenir ces jeunes ainsi que tous les détenus, lancé notamment sur les réseaux sociaux, a été suivi massivement par la population locale qui, par cette action, a réitéré sa solidarité avec leur famille et exige leur libération immédiate et inconditionnelle.
Un collectif de citoyens a été constitué pour organiser d’autres actions au niveau local et réclamer leur libération. Vers 13h, des dizaines de citoyens, tous âges confondus, ont organisé une marche au centre-ville de Taouerga pour exprimer leur indignation contre ces arrestations arbitraires, qui ne font que renforcer le mouvement citoyen. Sur une banderole noire, les manifestants ont écrit «Libérez les détenus d’opinion».
A noter qu’aucun incident n’a été enregistré, au cours de cette marche. Un sit-in a été observé, par ailleurs, à proximité de l’APC. Les manifestants ont également réitéré leur volonté et engagement à rester unis dans le cadre du mouvement populaire, en quête d’une Algérie plurielle et démocratique.
Youcef Z.

