Saharidj – Ighil Hammad dans l’ornière

À l’instar de toutes les localités de la wilaya de Bouira, le village Ighil Hammad, situé à 5 km du chef-lieu municipal de Saharidj, connaît une extension urbaine assez remarquée avec des pâtés de maisons nouvellement construites. Cette localité rustique perchée en haute montagne enregistre en dépit de tout des insuffisances surtout en aménagement urbain, où il est constaté l’absence de certaines commodités à quelques endroits du village comme l’éclairage public, les trottoirs, l’assainissement, le bétonnage des ruelles, etc.

Ce problème touche essentiellement les nouvelles bâtisses surtout celles qui sont excentrées par rapport au centre de cette bourgade peuplée d’environ 1 500 âmes. Cependant, de l’avis de certains villageois, le cadre de vie ne cesse de se dégrader et le développement rural tant réclamé n’est toujours pas au rendez-vous. Ce patelin a connu durant la décennie noire les affres du terrorisme islamiste, où la population a été contrainte à l’exode afin d’échapper aux descentes punitives des hordes d’islamistes.

Maintenant que la paix civile est de retour, le village respire certes, mais les insuffisances sont toujours là. L’isolement et l’enclavement restent les « maîtres-mots » dans ces contrées perchées, où aucun débouché ne pointe à l’horizon. Les jeunes de la localité sont en proie au désœuvrement et au chômage, car la commune ne possède pas encore une zone d’activité à même d’absorber le chômage endémique et de créer une dynamique économique qui sortirait cette municipalité de sa torpeur et léthargie qui ne sont guère faites pour arranger les choses.

Reste l’agriculture de montagne avec l’élevage des cheptels, comme les bovins et les ovins, l’arboriculture, avec un vaste verger oléicole, et autres activités locales accessoires comme l’apiculture, l’aviculture et autres, lesquelles arrivent cahin-caha à sauver la face et à permettre à beaucoup de ménages de vivre dignement dans ces contrées aux reliefs hostiles.

Y. S.