La RN30 dans un état de délabrement avancé – Il était une fois la route de Takhoukht…

La route nationale N°30, reliant plusieurs communes du sud au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, est en état de dégradation avancée. Ce chemin dit national, reliant plusieurs communes du sud au chef-lieu de wilaya de Tizi Ouzou est non seulement étroit mais aussi dégradé. En effet la RN30 A, à partir du barrage de Taksebt en entrant dans la forêt de Takhoukht n’a de nationale que l’appellation. Tout le long de ce chemin jusqu’à l’intersection donnant sur la région des Ath Yenni et des Ouadhias, la route est jonché de trous et de crevasses. En plusieurs endroits, le bitume a disparu.

Ajouter à cela l’étroitesse du chemin rendant les croisements et les dépassements dangereux. En allant vers Draâ El Mizan en passant par les communes des Ouadhias, Tizi N Tléta, Mechtras et Boghni, le constat est pire. Jusqu’à l’entrée des Ouadhias, la route reste carrossable mais à partir du chef-lieu de cette dernière, l’état de la route devient chaotique. Pour rouler, il faut carrément slalomer pour choisir les trous les moins profonds. À Mechtras, c’est le summum de la dégradation.

Les crevasses deviennent béantes. L’automobiliste doit attendre que les voiture venant en sens inverse passent pour bifurquer sur la gauche car sur la droite, il est périlleux pour le véhicule de rouler car les crevasses sont très profondes. Une situation qui accentue les bouchons et le ralentissement de la circulation. «Cette route n’a bénéficié d’aucuns travaux de réhabilitation depuis des années. Son état est dégradé sensiblement mais les autorités concernées font la sourde oreille. Il est temps de procéder à son bitumage et à son élargissement pour sécuriser et fluidifier la circulation en plus de la préservation des véhicules», fulminait un automobiliste rencontré sur l’axe de Takhoukht.

Le constat est pratiquement le même à Boghni et Draâ El Mizan. Signalons également que plusieurs glissement sont enregistrés et ne sont pas encore pris en charge, ce qui réduit la chaussée en plusieurs endroits. Ce chemin dit national connaît une circulation intense puisque le parc automobile a sensiblement augmenté alors que la route est restée telle quelle depuis son ouverture datant de la période coloniale.

Hocine T.