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BIR GHBALOU - Cité des 100 logements

Menace sur la santé publique !

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Les habitants de la cité 100 Logements, sise au chef-lieu de la daïra de Bir Ghbalou, à une trentaine de kilomètres à l’Ouest de la wilaya de Bouira, sont confrontés à une véritable menace sur leur santé. En effet, en raison de la défectuosité du réseau d’assainissement des trois bâtiments qui composent cette cité, les caves et les sous-sols sont remplis d’eaux usées. Selon les habitants, ce problème date de plusieurs années et, souvent, les eaux usées débordent jusqu’à l’entrée des immeubles, remontent dans les appartements du premier étage et débordent sur la voie publique. Les résidents ont aussi déploré le manque de réaction de la part des autorités locales et des responsables de l’antenne communale de l’OPGI, qui n’ont pas réagi à leurs nombreux appels de détresse, selon eux.

Ils ont également assuré que cette défaillance du réseau d’assainissement constitue une véritable menace sur leur santé et celle de leurs enfants et ont insisté pour l’inscription d’un projet pour la réhabilitation de l’ensemble des conduites de ce réseau : «Nous ne voulons pas des solutions de rafistolage ou de dépannage, comme le font souvent les ouvriers de la commune ou de l’OPGI, ce que nous réclamons, c’est la réalisation d’une étude technique pour situer l’origine de cette défaillance et de ces débordements récurrents et la réhabilitation du réseau», a déclaré un habitant, qui a pris attache avec nous. Il n’a pas hésité à nous décrire le calvaire qu’il vit, lui et ses voisins, du fait de cette défaillance. D’après lui, même les enfants de la cité ne peuvent jouer à proximité de leurs habitations, en raison des débordements des eaux usées, formant des égouts à ciel ouvert, car ils risquent de contracter des maladies à transmission hydrique (MTH). «Nos enfants sont privés de jouer dans le quartier, alors que nos appartements sont envahis par des odeurs nauséabondes et insupportables. En hiver, ces conduites débordent souvent, en raison des eaux de pluie et, en été, nous sommes confrontés au problème des odeurs nauséabondes et à la prolifération des moustiques et des rongeurs. Notre cadre de vie est tellement dégradé que des voisins ont préféré déménager à cause de ce problème, lequel n’est apparemment pas pris au sérieux par les responsables locaux», a fulminé notre interlocuteur.
Oussama Khitouche