Le point – La bouteille à la mer

Après voir invité et reçu des personnalités nationales, Abdelmadjid Tebboune en arrive aux présidents de partis politiques. Le premier à s’être présenté devant le chef de l’État est Soufiane Djilali, de Jil Jadid, qui a certainement des idées à proposer sur Al Djazair el Djadida.

Évidemment, cela entre dans le cadre des «concertations» pour donner au pays une Constitution à même de garantir des droits et, surtout, des libertés qui interdiraient tout dépassement et tout propos haineux. Le président du parti Jil Jadid, selon le communiqué de la présidence de la République, a exposé au chef de l’État «les points de vue et visions de son parti allant même jusqu’à insister et présenter des propositions pour renforcer la concertation et le dialogue initiés par le président de la République, en application de ses engagements électoraux, réaffirmés juste après sa prestation de serment».

Selon un communiqué de Jil Jadid, Soufiane Djilali a insisté, notamment, sur «la libération de l’ensemble des détenus d’opinion, en citant le cas de Karim Tabbou, de Fodil Boumala, de Samir Belarbi et d’Abdelwahab Fersaoui, sans en omettre les anonymes». Il est plus que certain que le président de la République l’ait tranquillisé et qu’il se soit même engagé à ce que le dossier des blocages des médias «trouve une solution dans un proche avenir».

Qu’ont pu demander Hamrouche et Brahimi ou Ahmed Benbitour et Abdelaziz Rahabi ? On ne nous l’a pas servi, sauf que la présidence de la République nous apprend que d’autres rencontres auront lieu prochainement. «L’édification d’une nouvelle République répondant aux aspirations du peuple et une réforme globale de l’Etat à même de consacrer la démocratie dans le cadre d’un Etat de droit préservant les droits et les libertés des citoyens» arrivent à grands pas. Le rêve est permis car l’espoir fait vivre, et l’on peut reprendre dans les rues et sur des esplanades : «I have a dream» de Martin Luther King.

A. B.