Le projet d’un pont devant enjamber l’oued Soummam traîne malheureusement depuis de longues années. Les travaux de cet ouvrage d’art, destiné à faire jonction entre l’agglomération d’Akbou sur la rive gauche du fleuve et la localité de Tasfert, dans la commune de Tamokra, font du surplace, peut-on constater. Entamé en 2015, pour un délai de réalisation de 18 mois, le chantier s’enlise dans des difficultés inextricables si bien qu’en l’espace de quatre années, il enregistre un taux physique d’avancement ne dépassant pas 30 %.
Quant à l’entreprise en charge des travaux, elle a même notifié des fins de contrat pour une partie de son personnel, apprend-on. «Nous sommes au total 21 ouvriers à avoir reçu des notifications de fin de contrat, sans aucune forme de procès», tempête un ex-employé originaire de la commune d’Amalou. «C’est à ne rien y comprendre. Après deux ans de travail sans interruption, on vient de nous apprendre que nous sommes remerciés, alors que le chantier n’est même pas à moitié achevé. Le comble, c’est qu’aucune explication ne nous a été donnée ni information sur la possibilité de notre réintégration future», fulmine un autre ouvrier de Bouhamza, mis au chômage.
Conçu pour raccourcir les distances entre les deux rives de la Soummam, en éludant aux usagers de la route de faire un long détour par la ZAC de Taharacht, l’ouvrage n’est assurément pas prêt d’être livré. Loin s’en faut. «Le lancement, il y a quatre ans, des travaux a soulevé une vague d’enthousiasme chez la population. Hélas, l’espoir a peu à peu cédé la place au désenchantement», dira un citoyen de la localité Boumessaoud dans la commune de Bouhamza.
N. M.

