Le CNAPESTE qui a adhéré au mouvement de grève et à la marche pacifique d’aujourd’hui initiée par la Confédération des Syndicats Algériens (CSA) annonce par le biais de son coordinateur de wilaya, M. Taoudiat Mohamed que l’ensemble des établissements scolaires de la wilaya sont concernés par ce débrayage : «À Bouira, la marche débutera à 10h depuis le siège de la Direction de l’Education, il s’agit d’un choix pour interpeller une fois de plus sur la mauvaise gestion du secteur de l’éducation de Bouira qui est à l’image des décideurs du pays», dénonce le coordinateur.
Depuis déjà un mois, la plupart des écoles primaires à travers la wilaya de Bouira sont paralysées chaque lundi à cause de grève des enseignants exigeant entre autre l’application du décret 14/66 de 2014, portant sur la promotion des enseignants du primaire vers les catégories 12 et 13 de l’échelle de la fonction publique. La marche des enseignants du secteur de l’éducation verra également la participation de nombreux autres corps et secteurs. «Nous apportons notre soutien au Hirak dont nous sommes partie intégrante et aucune décision politique ne peut primer sur la voix du peuple qui est la source de tout pouvoir», ajoute un membre du CNAPESTE. Les syndicalistes de tous corps confondus sont unanimes à déclarer vouloir paralyser la wilaya en laissant toutefois le service minimum concernant le secteur de la santé.
D’ailleurs, le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) a appelé les praticiens de santé publique, médecins généralistes et spécialistes, dentistes et pharmaciens à rejoindre «en masse» ce mouvement de protestation qui vient en soutien au mouvement populaire ainsi qu’aux étudiants manifestants chaque mardi. D’autres syndicalistes évoquent par ailleurs une radicalisation du mouvement de grève pendant trois jours, soit jusqu’au premier novembre.
Hafidh Bessaoudi

