La ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables n’a visiblement pas été mise au parfum lors de sa visite jeudi dernier à la wilaya de Bouira où elle est passée à côté des quartiers insalubres dont l’état ne cesse de se dégrader depuis plusieurs années. La Ministre s’est d’ailleurs félicitée ‘’ des efforts fournis’’ par les autorités de wilaya qui ont propulsé la wilaya de Bouira à la quatrième place au concours national de la wilaya la plus propre. Pourtant, les exemples de dégradation du cadre de vie sont flagrants au chef-lieu de wilaya et sont légions à travers tout le territoire.
Le cas du quartier de l’ex gare-routière de la ville de Bouira reflète à lui seul l’image insoutenable du manque d’hygiène qui y sévit. Des trottoirs sur lesquels des véhicules n’ont de cesse de stationner depuis plus de dix ans ont mis à nu les canalisations d’assainissement qui se déversent sur la chaussée. Les avaloirs obstrués également ne peuvent évacuer les eaux usées devant les cafétérias, les restaurants et les magasins de ce quartier.
Les piétons qui se débattent pour emprunter le trottoir entre les véhicules stationnés anarchiquement sur ces espaces réservés aux citoyens sont sans cesse éclaboussés par les eaux immondes et puantes stagnantes sous les bordures des trottoirs. Les services de l’APC qui ont été alertés à maintes reprises sur la situation intenable de ce quartier n’ont toujours pas pris les devants pour mettre un terme aux écoulements nauséabonds des eaux usées.
Les riverains eux ne savent plus à qui s’adresser devant cette gabegie. ‘’Les services de l’APC disent que tant que les véhicules stationneront sur ces espaces, les canalisations du réseau d’assainissement ne pourront pas résister, il faut carrément interdire le stationnement en cet endroit ‘’, déclare un riverain abordé à ce sujet. Pourtant les taxis clandestins qui accaparé trottoirs et devanture des commerces sont régulièrement inquiétés par les services de police qui effectuent des rondes et patrouilles, mais ils reviennent aussitôt en créant un encombrement sur la chaussée.
Une banque se trouvant dans ce quartier n’échappe pas à l’atmosphère polluée et les clients de cette agence n’ont pas d’autres choix que de se faufiler entre les cloaques et les véhicules pour y accéder. Même topo pour les échoppes situées à proximité ainsi que les terrasses de cafés où s’attablent les clients. Mme Zerouati aura donc ainsi été épargnée par les autorités locales qui lui auront évité de voir l’insalubrité régnante en cet endroit qui n’est hélas qu’un exemple de ce qu’endurent les citoyens au quotidien.
Hafidh B.

