23e marche des étudiants à Alger – Le dialogue «avec les bandes» rejeté

Il n’est plus question pour les étudiants des différentes facultés de faire marche arrière, et ce jusqu’à satisfaction totale des revendications soulevées par le mouvement populaire. Pour ce faire, les universitaires gardent «intacte» leur détermination qui consiste à exiger «le départ du système actuel en Algérie ainsi que l’instauration d’un Etat démocratique et de droit».

Comme chaque mardi, les étudiants n’ont pas dérogé à la règle. Hier encore, des centaines d’entre eux sont sortis pour joindre leur voix à celle du peuple, qui poursuit, depuis le 22 février dernier, son mouvement contre le système actuel. Drapeaux et pancartes en main, les étudiants ont entamé, hier, leur 23e marche contre le régime en place. Ils l’ont commencée à partir de la place des Martyrs vers Alger-Centre. Les rues d’Alger, qui grouillaient de monde, ont vibré encore une fois sous les cris des manifestants, qui exigent le départ immédiat du système et refusent tout dialogue avec le pouvoir.

A noter que le nombre de manifestants a baissé, aujourd’hui, comparativement aux semaines précédentes, en raison de la fin de l’année universitaire pour la plupart d’entre eux. Mais plusieurs citoyens, hommes et femmes de tous les âges, se sont joints à la marche des étudiants. Ces derniers n’ont pas cessé de scander, tout le long du parcours : «Un État civil et non militaire», «Libérez les détenus d’opinion !», «Pas de dialogue avec le gang», «Pour une justice indépendante», «Une liberté des médias», «Algérie libre et démocratique». Sur les pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire : «Nous ne voulons pas nous venger, nous voulons une justice indépendante», «Non à la hogra !», «Liberté pour les détenus d’opinion», «L’application des articles 7 et 8 de la Constitution», «Étudiants mobilisés pour libérer l’Algérie».

Affichant chaque mardi leur détermination à poursuivre leur lutte, les étudiants exigent le départ de tous les symboles du système et l’ouverture d’une période de transition. Les protestataires, qui insistent sur le départ immédiat du système, réitèrent leur refus de voir organisée une élection présidentielle et appellent à «l’unité nationale». Toutefois, un important dispositif sécuritaire a été déployé, comme à l’accoutumée, au niveau de plusieurs places, au passage des étudiants.

L. O. CH