Le maire dénonce et interpelle !

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L’hôpital des Ouadhias, au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, ne sera finalement pas réceptionné durant le mois en cours comme l’avait déclaré l’ex-ministre de la Santé lors d’une visite effectuée dans la localité, en février dernier. C’est ce que fait savoir le maire des Ouadhias, Youcef Akir, qui a d’ailleurs dénoncé le retard au niveau de ce chantier. Pour rappel, les travaux de cet hôpital de 60 lits ont été lancés en 2014. Actuellement, le taux d’avancement est de 75%, selon les déclarations du P/APC.

Concernant la réception de ce projet prévue pour le mois de mai courant, le P/APC déclare : «L’hôpital des Ouadhias ne sera ouvert ni en mai, ni en juin, ni en en septembre… Depuis la dernière visite ministérielle en février dernier, l’entreprise patine. Il faut que cette dernière renforce ses effectifs pour améliorer la cadence des travaux et avec beaucoup de chance, on pourra ouvrir cet EPH vers la fin de l’année». Lors de sa dernière visite au niveau de cette structure de santé, l’ex-ministre de la Santé, faut-il le rappeler, avait clairement affirmé que «l’EPH des Ouadhias sera réceptionné en avril ou au plus tard en mai 2019».

Ce projet d’un montant de 200 milliards de centimes serait réalisé en 28 mois, mais suite à plusieurs entraves comme les oppositions, une ligne électrique à déplacer, des propriétaires terriens à indemniser, problème de payement pendant la période cruciale de 2015, 2016 et 2017…, le projet a été retardé. Toutefois, depuis 2017, la situation s’est améliorée notamment concernant le payement des situations de l’entreprise qui a reconnu devant le ministre que toutes ses situations financières sont réglées mais hélas, la cadence des travaux ne s’est pas améliorée.

L’ex-ministre s’est également engagé à «la réalisation d’un bloc d’hémodialyse et à lancer les procédures pour l’extension de cet hôpital à 120 lits». «Nous étions tellement satisfaits des décisions de l’ex-ministre, hélas à ce jour rien n’est fait. Des promesses sans lendemain», dira le maire. À signaler que dans la daïra des Ouadhias, avec ses quatre APC (Ouadhias, Agouni Gueghrane, Aït Bouadou et Tizi N Tléta), le secteur de la santé est en souffrance. La meilleure preuve est que seul le chef-lieu des Ouadhias est doté d’une polyclinique, quant aux trois autres communes, elles se contentent d’unités de soins sans grands moyens.

Hocine T.

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