Le siège de l’APC d’Ath-Leqsar a été fermé par des citoyens hier matin. Les citoyens protestataires réclamaient l’ouverture de la polyclinique de la localité. Une revendication qui «ne tient pas la route», selon Yahia Semache, un membre du mouvement associatif d’Ath Leqsar. «L’affaire est entre les mains de la justice et si protestation devait avoir lieu, elle devrait se dérouler devant le siège de la DSP de Bouira. Certains individus profitent de la naïveté des gens. Fermer la mairie n’est vraiment pas la chose à faire en cette période où les citoyens ont besoin des services de l’état civil pour établir des dossiers de concours, de recrutements ou tout simplement pour se faire délivrer des documents inhérents à la scolarité de leurs enfants.
Cette pratique malsaine obéit à un lobby d’un cercle occulte et n’honore pas la région», assène M. Semache. Pour les protestataires, il s’agit tout simplement de faire pression sur les autorités : «La mairie ouvrira chaque lundi et tous les citoyens pourront retirer les papiers dont ils ont besoin. Mais le reste de la semaine nous la maintiendrons fermée, jusqu’à ce que les autorités de wilaya livrent la polyclinique avec matériel et équipements ainsi que les médecins et le personnel paramédical», nous dira un protestataire. Un bras de fer semble donc engagé et pourrait s’inscrire dans la durée. Notons que la directrice de la santé de Bouira s’était engagée au mois de février dernier à ce que cette polyclinique soit livrée avant la fin de l’année en cours.
Un établissement sanitaire inscrit, pour rappel, en 2012 et qui n’est toujours pas achevé. Le projet avait été gelé un certain temps, avant que le ministère de la Santé ne le relance en 2017. Mais depuis cette date, les travaux traînent en longueur et il y a peu de chances que l’engagement de la DSP puisse aboutir, à 4 mois à peine de la fin de l’année.
H. B.

