Plus de 90 enfants habitant le quartier de Voulghougnae, à la périphérie du chef-lieu de la commune d’Aghbalou, vivent un calvaire depuis la rentrée en raison de l’absence du transport scolaire.
Selon des parents, depuis plus d’un mois, leurs enfants scolarisés au niveau des divers établissements du primaire du chef-lieu communal sont obligés de parcourir de longues distances, parfois plus de deux (02) km, pour rejoindre les bancs des écoles. En plus de l’éloignement et surtout la fatigue que ressentent ces chérubins, les trajets qu’ils effectuent au quotidien ne sont pas sans dangers. Car en empruntant le CW n°10 menant au chef-lieu, les écoliers s’exposent aux dangers d’accidents sur leur parcours. La circulation sur ce chemin est très dense et enregistre le passage de dizaines de véhicules et camions de gros tonnage.
En plus de l’absence de trottoirs le long de cette route, les enfants sont contraints à marcher à même la chaussée. Les parents vivent donc la peur au ventre devant les dangers auxquels s’exposent leurs progénitures. En temps de pluie, le problème se corse davantage et accentue le calvaire des petits écoliers qui regagnent leurs domiciles tout trempés et les chaussures remplies de boue. Certes, beaucoup de parents notamment ceux véhiculés préfèrent accompagner leurs enfants jusqu’à leur école et les récupèrent en fin de journée, mais ils ne le font pas au quotidien vu leur emploi de temps chargé.
«Il m’arrive surtout en temps de pluie d’emmener mes gamins et ceux de mes voisins à l’école, mais je ne peux pas le faire tous les jours car mes horaires de travail ne me le permettent pas», confie un parent d’élèves. Et d’ajouter : «Nous essayons de nous organiser dans le quartier de sorte à ce que chaque jour un parent se charge d’accompagner les élèves à l’école et de les récupérer en fin d’après-midi. Cela reste du système D. Mais la solution la mieux indiquée c’est la mise en place d’un ramassage scolaire».
Ce ramassage scolaire, les parents d’élèves l’ont réclamé à plusieurs reprises auprès des responsables de la commune. Mais en vain. À ce sujet, un des parents d’élèves nous indique que le premier responsable de l’APC a refusé à ce que le bus passe par le quartier sous prétexte que la piste y menant est impraticable. Cette information a bel et bien été confirmée par le maire. Seulement, aucune solution de rechange n’est proposée, laissant donc les parents dans le désarroi. Las d’attendre une solution qui tarde à venir, des habitants du quartier, dont beaucoup de parents, ont procédé la semaine dernière à la fermeture du siège de la commune pour faire entendre leurs voix et pousser les autorités de wilaya à réagir et à trouver des solutions à cet absence de transport scolaire au niveau du quartier de Voulghoughan.
Il est utile de signaler que dans cette commune qui compte de nombreux villages et hameaux, un déficit en transport scolaire est enregistré depuis plusieurs années. Malgré les nouvelles dotations des pouvoirs publics en matière de moyens de transport scolaire, le problème se pose toujours. Pour combler un tant soit peu ce déficit, il est recouru chaque année aux conventions avec des transporteurs privés.
D. M.

