Alors que les populations, plus particulièrement les commerçants, du littoral Est, appréhendaient une saison morte, voilà que les premiers estivants font leur apparition à Melbou, Souk El Tenine, Aokas et Tichy.
Les plaques minéralogiques des voitures signalent leur présence depuis le dernier weekend du mois de juin. C’est du moins l’impression donnée, mais ce n’est pas l’avis de certains gérants d’agences immobilières.
En effet, selon ces derniers, seules les familles, inscrites dans le cadre des séjours organisés par les commissions des œuvres sociales de l’enseignement ou des entreprises, sont attendues ou arrivées pour quelques-unes, alors que les autres familles ne viennent que pour des séjours de 3 à 4 nuitées. Qu’est-ce qui fait que les touristes algériens hésitent à venir sur les côtes bougiotes ? La question ne cesse d’être posée. La première raison qui peut démotiver les estivants et les dissuader à ne pas venir à Béjaïa reste la saleté et l’insalubrité qui règnent en maitres des lieux au niveau des communes du littoral.
Depuis la fermeture de la décharge d’Aokas, la collecte des déchets ménagers a été fortement perturbée. Le chef-lieu de cette municipalité et les localités avoisinantes croulent sous les ordures, offrant un décor des plus désolants. La deuxième raison est relative aux prix pratiqués par les commerçants, les hôtels ou les loueurs de bungalows, lesquels sont jugés trop excessifs. À titre d’exemple, des appartements, presque sans commodités, sont loués entre 4 000 DA et 10 000 DA la nuitée.
Par ailleurs, en plus de la saleté des lieux et des plages, l’eau ne coule dans les robinets que quelques heures seulement par jour. Pourtant, à quelques kilomètres de cette belle côte, se trouvent de belles plages où les loyers sont nettement inférieurs à ceux pratiqués dans la wilaya de Béjaïa. Il s’agit tout simplement des communes côtières de la wilaya voisine de Jijel.
Au vu de ces prix exorbitants et de cette saleté récurrente, la wilaya de Béjaïa perdra inévitablement son titre de station balnéaire la plus prisée par les estivants algériens et les émigrés, qui reviennent au bled pour y passer les vacances d’été.
B. S.

