Les travaux du projet du musée d’art et d’histoire implanté à Thiharkathine «ex-Caserne», dans la commune d’Akbou, ont été enfin lancés, apprend-on de Aziz Djedda, adjoint au maire.
«Toutes les contraintes entourant ce projet sont levées», dira-t-il. Inscrit depuis 2009, les travaux de réalisation de cet édifice de grande valeur culturelle pour la région qui en affiche un manque inouï, ont beaucoup tardé. C’est l’ancien wali de Béjaïa, M. Hamou Ahmed Touhami, qui a posé, faut-il le rappeler, la première pierre lors de sa visite d’inspection à Akbou, en mai 2013.
Il fallait attendre six ans pour voir l’entame des travaux. Ainsi, un budget faramineux est dégagé dont la première tranche «lot gros œuvres» et qui s’élève à plus de 6,6 milliards de centimes, destinés pour sa réalisation. Le budget alloué, à cet effet, est de l’ordre de plus de 6,6 milliards de centimes, tandis que le «coût de sa réalisation est estimé, aux prix actuels des matériaux de construction pratiqués sur le marché, à 18 milliards de centimes, dont 7 milliards représentant la partie (Gros œuvres). Lesquels sont inscrits sur le budget communal (fonds propre)», apprend-on du responsable communal. Cet immeuble sera d’une architecture futuriste et moderne.
Il sera implanté au lieu-dit «ex-Caserne», à quelques encablures de chef-lieu de la ville d’Akbou. Par ailleurs, l’étude technique a été faite par le bureau «Archivision», pour un montant de plus de 346 millions DA. Côté technique, l’étude fait état de 4887 m² de surface habitable projetée, répartie sur trois niveaux, c’est-à-dire, rez-de-chaussée plus trois étages, selon la fiche technique du projet dont nous détenons une copie. Ce futur projet, qui se veut être un pôle culturel de la région, dont les infrastructures en matière font défaut, abritera plusieurs officines.
Il y aura deux espaces d’expositions permanentes de 630 m², une salle de réception de 15 m², six salles regroupées en atelier de conservation de 220 m², deux autres espaces d’exposition temporaires très spacieux. Sans oublier, une bibliothèque avec salle de lecture de 350 m², qui sera intégrée dans ce musée, dans laquelle on trouvera, également, un espace de 50 m², réservé aux non-voyants. «L’originalité ou la particularité de la rampe d’accès courant du RDC jusqu’au troisième et dernier étage, couvert par une verrière comme toiture, est que cet espace sera dédié à l’expression artistique (peintures, fresques, desseins, sculptures)», explique notre interlocuteur.
Menad Chalal

