S. Ait Hamouda
Survivre aux stigmates du temps qui passe, nonobstant les histoires, les légendes et les vrais récits d’aventures. Ce qui réserve, un tant soit peu, des oublieux de l’époque des serrements de dents au passage d’un ouragan sans nom. Il faudrait louvoyer, du commencement jusqu’à la fin, pour vaincre les saisons qu’elles soient d’hivers ou d’été, de labours ou de moissons, de solstices et d’équinoxes, pour retrouver, si les jours permettent qu’on les dénude au point de mieux savoir sur leurs sentiments. Quoiqu’il en coûte, en monnaie, en or ou en billets de banque.
Ce qu’il y a d’exagéré, dans notre propos, ne va pas au-delà du possible, mais juste, au début de ce que l’on admet par-dessus tout, combien d’instigateurs font de la propagande à la petite semaine, puis se penchent à la fenêtre du néant, non pour se suicider mais pour faire semblant. C’est ce qui outrepasse les règles d’usages. Lesquelles de ces feintes iront chercher les meilleures nouvelles ? Celles qui lancent les bonnes cartouches ou celles qui balancent des pétards mouillés à la face de leurs interlocuteurs distraits. Ils ont besoin de justice et de droit, aussi convenables que doit l’être l’immensité de ce territoire, nonobstant les heures décalées ou pas, qu’importent les saisons, qu’ils soient restreints ou larges pour convenir à la charge.
Ce qui revient à la suite par la grande porte pour entrer comme par enchantement les bras tendus, le corps haut, la tête hautaine et le pas rapide. Il va espacer ses courtes escapades d’un trait et les déplacés au gré de sa volonté. A cela qui le mène là où le traîne sa carcasse, apeurée, craintive, agitée par trop d’efforts fournis. Ils ont colorié leur visage aux couleurs de l’arc-en-ciel pour se faire oublier. La mémoire pourrait-être traitresse par instants, elle doit se souvenir des événements qui l’atteignent, sans en oublier un. Chaque événement compte pour la sempiternelle gloriole qui n’est rien d’autre qu’un sacré dribble au stade de la mort lorsque celui-ci vient à annoncer la fin. Les trompettes de Jéricho sonnent l’hallali et la route qui mènent au Purgatoire s’ouvre devant la propagande.
S. A. H.

