Oued Ghir – Les villages croulent sous les ordures

La dynamique enclenchée, il y a une année, pour protéger l’environnement et améliorer la collecte des ordures ménagères à travers région a été stoppée net, suite à la fermeture de la décharge communale, sise sur les hauteurs de Tayma. Depuis, des villages et des quartiers entiers croulent sous les immondices, empoisonnant la vie des citoyens par leurs odeurs nauséabondes et offrant à la vue un spectacle des plus hideux.

En effet, les décharges sauvages se sont multipliées sur le territoire de la commune, depuis la fermeture de la décharge de Tayma, au mois de juillet dernier. Et faute d’une solution de rechange à dénicher par les services de la municipalité c’est carrément la collecte des déchets ménagers qui se fait rarement, ces derniers mois. Certains citoyens recourent alors à l’incinération. Toutefois, cette méthode, en plus de provoquer des fumées aux odeurs nauséabondes, n’est pas sans risque.

Dans ce sens, il est à rappeler qu’en 2017, l’incinération d’une poubelle à proximité d’un bloc administratif, au chef-lieu municipal d’Akbou, avait provoqué un incendie ayant ravagé cet édifice public, réalisé à coups de milliards. Pour revenir à la décharge communale d’Oued Ghir, il faut savoir que sa fermeture a été ordonnée par le wali de Béjaïa pour permettre la réalisation d’un programme de logements, au niveau du site Ighzer Ouzarif, situé à proximité de cette décharge.

Les pouvoirs publics voulaient rouvrir le Centre d’enfouissement technique (CET) de Sidi Boudrahem, fermé sous la pression citoyenne, en 2015, mais la population d’Oued Ghir s’est opposée catégoriquement à sa remise en exploitation, arguant sa non-conformité aux normes requises. Certes, la Direction de l’environnement de Béjaïa a rassuré la population d’Oued Ghir quant à l’équipement de ce CET par une station de traitement des lixiviats, mais cette dernière campe toujours sur sa position.

B. S.