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Education nationale - À l'appel de l'intersyndicale

Les enseignants manifestent à Alger

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La colère ne s’apaise pas dans le secteur de l’éducation nationale. La grève d’une journée à laquelle a appelé l’intersyndicale de l’éducation nationale a bien eu lieu hier.

En effet, «les enseignants des trois paliers confondus étaient très nombreux à répondre au mot d’ordre d’une grève nationale d’une journée, ayant paralysé la majorité des établissements scolaires, à l’échelle nationale», a signifié le chargé de communication de l’Unpef. «Des marches pacifiques ont eu lieu, également, à travers tout le territoire national.

Des centaines d’enseignants se sont rassemblés hier à la placette de la Grande Poste. Arborant des tabliers blancs, les enseignants des trois paliers confondus scandaient des slogans hostiles au ministère de l’Éducation nationale. De nombreux lycéens et collégiens ont par la suite rejoint le rassemblement.

Les manifestants se sont également élevés contre les propositions du président de la République. Toutefois, les représentants des syndicats en question ont tous affiché leur satisfaction quant à la réussite de leur mouvement de protestation. Il est à rappeler que l’intersyndicale de l’Éducation nationale a recouru à la protesta pour dénoncer «la dégradation du pouvoir d’achat qui a affecté directement les travailleurs ainsi que les atteintes aux libertés syndicales».

Celles-ci tournent autour de «l’annulation de la réforme des retraites, la participation du syndicat à la préparation de la nouvelle loi de travail, la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les travailleurs». Les syndicats de l’éducation réclament également «l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 qui devait permettre le classement des enseignants détenteurs de licences ou de DEUA dans la catégorie 12 de la grille indiciaire des salaires au lieu de la 11 actuellement».

Ils exigent également «la révision du statut particulier des travailleurs du secteur, la levée des entraves aux libertés syndicales». La coalition exige aussi «le maintien du travail à travers la commission mixte, le maintien de la retraite proportionnelle et de la retraite sans condition d’âge, l’abrogation définitive de l’article 87 bis de la loi de finances de 2015 et la création d’une prime spécifique aux corps communs et ouvriers qualifiés».

L.O.CH