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BOUIRA - 9e Journée médicochirurgicale

«Pour une meilleure prise en charge des malades»

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La bibliothèque principale de lecture a abrité, avant-hier, la 9e Journée médicochirurgicale organisée par l’EPH de Bouira. Une manifestation scientifique à laquelle ont pris part des médecins de plusieurs wilayas du centre du pays, à l’exemple de ceux de Tizi Ouzou, Boumerdès, Béjaïa, Bordj Bou Arreridj, Médéa… Au menu des interventions d’éminents professeurs qui ont abordé des thèmes variés comme le diagnostic de la polyarthrite, l’insuffisance rénale, les douleurs de l’enfant, la néphroprotection, le colon irritable… Plusieurs dizaines de médecins de la wilaya de Bouira, exerçant dans le public et le privé, ont ainsi pu enrichir leurs connaissances et découvrir de nouvelles approches de diagnostiques.

Pour M. Laib Mohamed, le nouveau DSP de Bouira, ce regroupement est impératif pour permettre aux médecins de prendre correctement en charge les malades : «Il s’agit la de la neuvième journée médicochirurgicale organisée par l’EPH de Bouira et elle entre dans un cadre bien déterminé, à savoir le programme de la formation continue. L’amélioration de la prise en charge des malades passe par la formation. Des formations qui sont nécessaires pour ne pas dire indispensables parce qu’elles apportent une valeur ajoutée au corps médical et paramédical.

Les formations ont également un impact très positif sur la prise en charge des malades. Notre centre d’intérêt ne l’oublions pas c’est toujours le malade. La finalité est d’améliorer la prise en charge en améliorant les techniques adéquates, innover et actualiser les connaissances des médecins. C’est un événement qui est à encourager et nous devons continuer les démarches d’amélioration de prise en charge des malades», indiquera M. Laib. Approché pour connaître les priorités sanitaires du nouveau DSP concernant la wilaya de Bouira, M. Laib expliquera qu’il agira en obéissant à la politique nationale de santé : «Nos objectifs stratégiques doivent obéir à la politique nationale au niveau local.

D’après les instructions de monsieur le ministre, la priorité des priorités sont les urgences médicochirurgicales pour lesquelles on doit améliorer ses services névralgiques en développant les activités adéquates qui vont permettre l’amélioration de la prise en charge des malades sur la plan technique, disponibilité des produits ou même humanisation, volet très important souvent oublié. «Concernant les carences dans la prise en charge des parturientes et de l’absence de gynécologues et obstétriciens à travers la wilaya de Bouira, le nouveau DSP reconnaîtra «une insuffisance dans le cadre de la prise en charge de la femme gestante».

«Il y a un programme national dans ce sens et je sais qu’il y a un manque de gynécologues au niveau de Bouira. C’est un grand chantier auquel nous allons nous atteler en associant le privé. C’est une responsabilité du service public et le privé doit adhérer à cette stratégie de réseau de la femme gestante. Nous allons y travailler en ouvrant un canal de communication avec l’ensemble des acteurs pour essayer d’aboutir à des résultats positifs à la mise en œuvre de cette stratégie», souhaite M. Laib. De même, le nouveau DSP exprime sa stupeur sur la situation que vivent les diabétiques de la wilaya : «J’ai également constaté depuis ma récente installation au niveau de la wilaya de Bouira un manque de prise en charge des diabétiques.

Nous devons développer les maisons du diabète. Le problème du pied diabétique et des malades du diabète en général qui est une maladie chronique et qui a des répercussions très négatives sur la santé publique ainsi que l’impact financier que cette maladie engendre doit être pris en charge. Pour éviter cela, la prévention est de mise et une prise en charge précoce de ces malades permettrait d’éviter les complications les plus importantes. Je pense que disposer d’un réseau de wilaya pour la prise en charge des malades diabétiques et hypertendus serait une bonne chose.

Nous allons travailler sur le maillage de ce réseau en associant tous les acteurs concernés aussi bien les médecins, les paramédicaux et les associations pour créer ces maisons du diabète avec la participation des collectivités locales afin de procurer les locaux qui abriteront ces maisons du diabète, dotées de médecins, de paramédicaux, de laboratoires et des moyens humains et matériel nécessaire pour une prise en charge correcte des malades», précise M. Laib. Cette 9e Journée médicochirurgicale aura été d’un apport non négligeable selon les participants qui ont tenu à remercier les membres actifs à l’origine de ces manifestations scientifiques à l’exemple du docteur Brahimi.

Hafidh Bessaoudi