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Malika Domrane

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Elle se produira en compagnie de Joe du groupe légendaire chaoui
Les Berbères le 11 août à la Médina de la radio algérienne et le 21 à la Maison de la culture de Tizi-Ouzou

Cela fait un bon bout de temps qu’elle ne s’est pas produite chez elle, à Tizi-Ouzou. A l’entendre parler, ça saute aux yeux, c’est un exercice, ou plutôt « un plaisir » pour elle, qui lui manque tant. «D’ailleurs, je me réjouis que ce soit tout près. Je suis comme ça, j’ai toujours eu quelques appréhensions à la veille de chaque rendez-vous, sait-on jamais ce qui peut arriver, mais quand je sais que c’est chez moi que ça va se passer, le plaisir et l’impatience de ce grand moment de communion dominent », ainsi parle Malika Domrane qui prépare un double rendez-vous. Le premier, ce jeudi 11 août au chapiteau de la radio à Alger et le second le 21 du même mois à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. « Je crois même que j’ai un troisième en vue, à El Kseur… il parait que je suis réclamée là bas, alors j’irai avec grand plaisir, si tout va pour le mieux, bien sûr ». Voilà donc, les rencards sont pris. Et Malika piaffe d’impatience d’y être, « Thamourtiw, c’est toujours particulier pour moi. Je reste très attachée, malgré l’éloignement. Je suis très nostalgique du passé et surtout très sensible. Quand ça m’arrive de remonter au village, à Beni Douala, et que je revois notre ancienne maisonnette et les autres qui l’entourent avec ces vielles tuiles, je pense tout de suite à la chanson d’Akli Yahiatène, A Ya Kham Dhachou I Kioughen. Alors là quand j’entends à la radio une des anciennes chansons de Abdelouahab Abdjaoui, je meurs de plaisir. Ah ! Ce bonhomme, j’ai envie d’aller jusqu’à chez lui et lui faire une bise sur son front… ». Tout est d’elle. Sans commentaire. Spontanée et directe, c’est cela Malika Domrane. Ils ne portent pas le même nom, mais elle tient beaucoup de Matoub. De son caractère « C’est une personne qui m’a marquée. Ce n’est pas n’importe qui pour moi. Il était tout, et à sa mort, je me voyais mal survivre. Je n’avais plus goût à rien. C’est vous dire que je suis revenue de loin. Aussi, cette fois par exemple, je compte bien aller sur la tombe de Mohia avant de repartir. C’est eux mes repères. Son frère Mouloud, que j’estime bien, m’a promis de m’y emmener, j’espère qu’il tiendra parole. Je suis très affective et je respire beaucoup du passé », se confesse t-elle. Le présent de Malika, au-delà de ces rendez-vous, c’est aussi un nouvel album en préparation qui devrait être sur le marché avant la fin de l’année. La maquette est prête, il ne lui reste qu’à se mettre en studio pour finaliser le travail. Juste pour vous donner un avant-goût, c’est beaucoup de valses, comme elle sait en faire, qui vous transporteront loin. En attendant, c’est elle qui s’apprête à venir tout prêt. Pour rappel, on la retrouvera en compagnie de Joe du groupe Les Berbères le 11 à Alger et le 21 à Tizi-Ouzou.