Situé entre le village Agwni N Teslent, propriétaire du terrain, dans la commune d’Aïn El Hammam, et la route menant à Aït Hamsi, dans la municipalité d’Akbil, le projet de l’hôpital de soixante lits, tant attendu par la population des environs, semble piétiner. Même si la première pierre a été posée par M. Hasbellaoui, le ministre de la Santé à l’époque, il y a plus de deux mois, les travaux ne sont pas encore entamés. Le délai de réalisation de vingt quatre mois, comme annoncé en présence du ministre le 11 février dernier, semble court car il n’en reste plus que vingt deux et le terrain devant accueillir la structure hospitalière n’est pas encore déblayé.
La colline abrupte, choisie pour servir de terrain d’assiette, est envahie d’herbes folles, preuve qu’il en est que les travaux n’ont pas encore démarré. Tout le terrain est clôturé par des tôles. Aucune trace d’engins qui se prépareraient à entrer en action dans les parages. En face, au bord de la route, une dizaine d’ouvriers s’affairaient à la construction d’une base de vie (bureaux et autres) pour l’entreprise réalisatrice.
Composé de baraquements, un second campement mitoyen du stade de football d’Agwni N Teslent, est installé à quelque cinq cents mètres en contrebas. Sur les berges de la rivière, un autre chantier est ouvert. «C’est une centrale à béton», dit-on. Il faut dire que de par sa situation, la future structure hospitalière fera le bonheur des habitants du village voisin et de ceux des communes d’Akbil et de Yattaffen.
Cependant, les critiques de la part de la population d’Aïn El Hammam vont bon train quant à l’opportunité de la construction d’un second hôpital, alors que «l’ancien n’arrive pas à répondre aux besoins de la population». Le manque flagrant de spécialistes, tels un gynécologue aux abonnés absents depuis une quinzaine d’années ou un radiologue devant faire fonctionner le scanner, est constamment décrié par les patients.
A. O. T.

