Unanime riposte des candidats au Parlement européen

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La jeunesse, la stabilité politique et sociale du pays et le rejet de l’ingérence étrangère ont été les trois thèmes centraux des cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre, ce week-end. Ainsi, le candidat Ali Benflis a qualifié les jeunes de «mains et cerveaux à même de développer le pays», promettant de leur confier «des responsabilités les plaçant à l’avant-garde dans le processus d’édification du pays, en leur ouvrant les voies pour accéder aux postes-clés». Dans le domaine socio-économique, M. Benflis a promis de «libérer et dépolitiser l’acte économique».

Il a, en outre, tenu à affirmer sa conviction que la Présidentielle constitue «le choix le moins couteux», mettant en garde que «tout retard qui compliquera davantage la situation du pays». Quant au candidat Tebboune, il a estimé que la sécurité et la stabilité du pays étaient tributaires du prompt passage du flambeau aux jeunes et de la forte participation au scrutin. «La génération de la glorieuse Révolution de novembre 1954 s’est acquittée de son devoir et il faut passer promptement ce flambeau aux jeunes pour garantir la sécurité et la stabilité de l’Algérie».

Le prétendant à la magistrature suprême a insisté sur une «forte» participation à la prochaine échéance électorale, afin de «préserver cette stabilité et la cohésion du peuple». Par ailleurs, Tebboune a dénoncé l’ingérence du Parlement européen dans les affaires intérieures de l’Algérie. Azzedine Mihoubi s’est, pour sa part, engagé à installer, s’il venait à être élu président de la République, «le Conseil supérieur de la jeunesse, qui aura pour mission d’élaborer une nouvelle conception de la gestion du dossier de la jeunesse et son intégration dans les différentes politiques».

«Passer le flambeau aux jeunes !»

Mihoubi a insisté, à ce propos, sur la nécessité de «réviser l’ensemble des mécanismes de gestion de l’État, afin que les jeunes puissent bénéficier de leurs droits, à savoir l’emploi, l’accès aux postes-clés et l’opportunité de devenir des producteurs réels». Au volet économique, le candidat du RND s’est engagé aussi à revoir les mécanismes régissant l’investissement agricole, en octroyant, notamment, les terres à ceux qui les exploitent, en accompagnant les entreprises industrielles publiques à travers des partenariats fructueux et en modernisant les outils de production.

De même, l’ancien ministre de la Culture a saisi l’occasion de ses meetings pour dénoncer l’ingérence du Parlement européen dans les affaires intérieures du pays. «Ils veulent faire le procès de l’Algérie. Qu’ils traitent les problèmes de leur rue d’abord», a-t-il martelé, appelant le peuple algérien à riposter à cette ingérence par une participation massive au prochain scrutin. Le candidat Abdelkader Bengrina a, lui, abordé la question de la réforme de l’éducation, considérée comme une «priorité nationale».

Pour le président du parti El Bina, «c’est le peuple qui doit décider de son destin dans le cadre d’élections transparentes et régulières», affirmant que «l’Algérie nouvelle ne peut admettre que la volonté populaire soit pervertie par la fraude». Et d’affirmer que pour «faire face aux dangers qui guettent l’Algérie, il n’y a pas d’autre solution que les élections». Le candidat Abdelaziz Belaïd estime que l’élection présidentielle du 12 décembre sera «le jour de sortie de la crise que traverse le pays». Le président du parti Front El Moustakbal s’est engagé à faire de l’Algérie «la locomotive du Maghreb arabe et de l’Afrique», en donnant l’occasion à toutes les compétences nationales de contribuer à la construction d’une véritable économie basée sur l’initiative. Le développement socio-économique, selon lui, «ne peut se réaliser que dans le cadre de la coopération avec l’Afrique».

Synthèse de M. A. T.

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