Vers une autre année de protestation

Le secteur de l’éducation qui a connu, notamment ces trois dernières années des perturbations sans précédentes, risque d’en connaître d’autres, eu égard à la forte détermination des travailleurs de l’éducation nationale, qui ont décidé de maintenir le mot d’ordre de grève décrété par l’intersyndicale constituée de six syndicat à savoir : CLA, CNAPEST, UNPEF, SATEF, SETE de la wilaya de Bejaia et la SNTE. Un préavis de deux jours de grève, le 15 et 16 du mois en cours a été déposé hier au niveau du département de Boubekeur Benbouzid, dans lequel il a mentionné les quatre revendications des travailleurs qui tournent autour de l’augmentation des salaires à toutes les catégories des travailleurs, la promulgation du statut particulier pour les travailleurs de l’éducation dans le cadre du statut général de la fonction publique, la retraite totale à 100% et le respect du libre exercice syndical et du droit de grève. Lors d’une conférence de presse animée hier au niveau du siège de l’UNPEF, les membres des cinq syndicats présents ont nettement exprimé leur obstination à mener leur mouvement de protestation jusqu’à satisfaction totale de leurs doléances. Pas de marche arrière, disaient-il en haussant le ton. Ils menacent également de durcir le mouvement, au cas où leur tutelle s’arcbouterait sur sa position « de silence radio ». A en croire leurs dires, les cours risquent d’être interrompus pour une longue durée. « Nous demandons seulement des solutions à nos problèmes, nous ne demandons pas la lune », souligne un des intervenants, qui ajoute à l’occasion, que cette démarche constitue leur ultime recours pour faire valoir leurs revendications. Lamdani du CNAPEST a déclaré que « cette grève n’est pas une fin en soit, notre objectif est de voir la situation socioprofessionnelle des travailleurs de l’éducation améliorée et réajustée par rapport à la charge infligée à ces derniers ». Un responsable de l’UNPEF s’insurge sur le manque d’intérêt et de considération des autorités publiques aux travailleurs de l’éducation nationale, qui constituent, selon lui, les piliers de la société. Osmane du CLA a, pour sa part, interpellé leur vis-à-vis à ouvrir les portes du dialogue, faute de quoi la protestation montera d’un cran. Le travail intersyndical se poursuivra dans le temps, et la pression ne sera que plus grande, menaça ce dernier de surcroît. « La balle est dans le camp de la tutelle » a-t-il lancé avant d’interpeller les 500 000 travailleurs que compte le secteur en question d’être au rendez-vous.

W. O. H.