Communiqué

En dépit de quelques réserves, l’UDR a soutenu la loi sur la paix et la réconciliation nationale et appelé les Algériennes et les Algériens à l’adopter. La première, dont nous avons fait un préalable est que « la défaite militaire du terrorisme ne doit pas se transformer en victoire politique de l’islamisme ». Ce principe a été clairement consacré dans le texte de la loi par l’interdiction faite aux responsables de l’ex-FIS d’exercer toute activité politique. La deuxième, clairement prise en charge dans les textes d’application est la nécessité de limiter dans le temps de droit de bénéficier des dispositions de la Charte. La récente libération d’un certain nombre de détenus fait partie du respect de la loi et des engagements de l’Etat à l’appliquer, même si cela a soulevé quelques indignations que l’UDR comprend, surtout quand elles émanent de victimes du terrorisme. L’UDR interpelle les pouvoirs publics pour l’application du reste de la loi avec la même vigueur et dans les mêmes délais, notamment les dispositions qui interdisent expressément aux dirigeants de l’ex-FIS « toute possibilité d’exercice d’une activité politique et ce, sous quelque couverture que ce soit ». La récente interview d’un ancien dirigeant de l’ex-FIS publiée par un quotidien français, s’ajoute au climat inquiétant engendré par certains élargis peu enclins au respect de la loi. Après avoir provoqué, certains d’entre eux passent maintenant au défi des autorités et des institutions. En « s’engageant » à violer la loi qui lui a permis de retrouver la liberté, ce dirigeant ouvre la voie à la dérive qui a conduit le pays à la tragédie qu’aucun Algérien n’est prêt à revivre. C’est en appliquant la loi, toute la loi, que nous pouvons nous en prémunir. Il y va de la crédibilité et de l’honneur de l’Etat algérien.