La fête de la poterie s’invite dans la campagne électorale

On l’attendait, à vrai dire, cette histoire de réhabilitation la très populaire fête nationale de la poterie à Maâtkas, durant cette campagne électorale pour ce scrutin partiel du 24 novembre. En effet, de tous les candidats que nous avons eus à approcher, tous n’ont pas omis de déterrer ce dossier et d’en faire une de leurs préoccupations majeures. Il convient de rappeler que cette traditionnelle fête de la poterie s’est éclipsée 05 ans durant et ce pour moult considérations et plus particulièrement pour celles ayant trait au volet sécuritaire qui laisse sérieusement à désirer dans cette circonscription dont la sûreté de daïra demeure toujours en chantier. Du RND au FLN, en passant par le FFS, cet événement socioculturel, qui a grandement contribué à faire sortir la région de Maâtkas de son anonymat, figure parmi les priorités électorales chez tous les états-majors de ces trois formations politiques en lice dans les deux communes de la circonscription. Chez la formation de l’actuel Chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, on parle de la réhabilitation de tous les arts traditionnels ancrés en Kabylie en prenant pour leitmotiv la relance de la fête à partir de 2006. Et c’est précisément le même topo, chez le plus vieux parti d’opposition, en l’occurrence le FFS, qui peut se targuer d’avoir déjà une solide expérience dans l’organisation de cet événement surtout que, selon ses candidats, beaucoup de leurs militants ont contribué, dans le passé, à la préparation de l’organisation de ce rendez-vous culturel. Au FLN, c’est aussi les mêmes arguments dès lors que les candidats n’ont pas manqué d »évoquer le sujet tout en insistant sur l’assistance du mouvement associatif dans cette relance. En tout état de cause, le fait de remettre sur table ce dossier, somme toute sensible, particulièrement chez les artisans et le tissu associatif, tombe incontestablement à point nommé en ces temps de catalepsie et de léthargie culturelles. Pour l’heure, il est tout à fait clair que la fête nationale de la poterie reste, entre autres, un cheval de bataille pour cette campagne électorale. C’est de bonne guerre et c’est sincèrement légitime. Néanmoins, tout le monde aura pris acte, à Maâtkas, et l’assemblée qui s’en sortira des urnes ce 24 novembre et quelle que soit sa composante, aura ainsi pris l’engagement de relancer cet événement, dès lors que toutes ces formations ne jurent que par ce fait. Rendez-vous est pris pour juin 2006.

Idir Lounès