Par DDK | 26 Février 2005 | 276 lecture(s)

Lycées d’excellence

La décision du ministère de l’Education nationale de lancer, dès la rentrée prochaine, des lycées d’excellence a surpris plus d’un. Il s’agit, dans l’esprit de ceux qui ont éléboré le projet de favoriser l’émergence d’une ’’élite’’ qui fournira au pays les cadres de haut niveau dont il a si besoin. Pour rappel, cinq lycées seront ouverts dès l’année prochaine à ’’l’excellence’’, ils auront pour élèves les meilleurs qu’aura produits l’école algérienne : les élèves qui auraient obtenu une moyenne égale ou supérieure à 14 au BEF et une moyenne égale ou supérieure à 16 au dernier examen scolaire. ’’Sélectionnisme’’ et ’’élitisme’’ crient déjà certains, partisans du nivellement... par le bas ! C’est l’école dans son ensemble qu’il faut réformer, disent certains, c’est tous les enfants qu’il faut faire accéder à l’excellence, disent d’autres : s’il est vrai qu’il faut améliorer l’enseignement et donner à tous les mêmes chances de réussite, il n’en demeure pas moins qu’il existe des enfants doués qui méritent de recevoir un enseignement adapté qui leur permette de progresser à leur rythme et de mettre en pratique leurs compétences. On se souvient que l’ex-Union soviétique, pourtant championne de l’égalitarisme à tous les plans, a institué ce type d’écoles et même créé une ’’ville des sciences’’, à laquelle n’avaient accès que les élèves les plus doués. Il faut rappeler aussi le cas du Japon qui sélectionne depuis toujours les enfants doués et leur donne une formation sur mesure. Alors, pourquoi pas en Algérie ? Si l’école doit donner à chacun la chance de s’épanouir et de se former, elle doit donner aussi la chance à ceux qui ont des capacités particulières de les développer. Ce serait dommage de les laisser se fondre dans la foule des anonymes...

S. Aït Larba

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