Aïn El Hammam – Les chantiers n’avancent pas !

Il est de plus en plus difficile aux citoyens de la daïra d’Aïn El Hammam de se dégoter un logement construit dans le cadre d’un quelconque programme autre que celui relevant de l’habitat rural.

Des projets morts nés pour cause d’assiette de terrain et autres obstacles ne se comptent plus. Quant aux constructions qui, contre vents et marées, ont pu être entamées, elles peinent à voir le jour. A Michelet ville, au quartier Sidi Ali Ouyahia, plus précisément les 45/47 qui devaient être livrés il y a plus de cinq ans, continuent de subir retard sur retard. Les demandes de ceux qui n’ont d’autre alternative qu’un logement social pour sortir de la précarité s’accumulent sur les bureaux des administrations impuissantes devant la situation. Elles ne peuvent qu’établir des constats amers au moment où dans d’autres régions les appartements se distribuent par milliers. Les maires ou le chef de daïra ne peuvent qu’attribuer les aides de l’état à l’habitat rural aux demandeurs de logements possédant une assiette de terrain à bâtir. Quant aux autres ils n’ont d’autre choix que d’attendre que les logements en projet soient réalisés. Personne ne peut avancer une date quant à la livraison des 422 logements entamés à Tizi l’Djamaa, dans la commune d’Ath Bouyoucef, pour le compte de toute la daïra. En effet, ne pouvant réaliser à Aïn El Hammam, faute d’assiette pouvant accueillir la quotepart de son programme de logements, les pouvoirs publics avaient transféré le projet à Ath Bouyoucef qui en dispose. La livraison de cette nouvelle cité est, selon nos sources, prévue pour 2025. L’entreprise qui avait entamé les travaux en 2012 avait installé sur place une base de vie et réalisé les terrassements de grande masse. Pour le moment, le chantier ne semble pas avancer comme prévu. A Akbil, les 23 logements sociaux terminés ne tarderaient pas à être distribués, avons-nous appris de source sûre. Quant au chantier de construction de cinquante (50) logements à l’arrêt à Aït Yahia, sur la route d’Azazga, il vient d’être réactivé, après un arrêt des travaux qui aura duré cinq longues années, apprend-on des mêmes sources qui précisent qu’une nouvelle entreprise a été désignée en remplacement de celle qui avait entamé les travaux avant d’en être dessaisie par les pouvoir publics puisque le projet n’a pu arriver à terme, suite à «des problèmes administratifs. » Le discours des pouvoirs publics qui préconisent de fixer sur place les populations rurales pour limiter leur exode, n’est pas suivi d’effet sur le terrain. Même les aides de l’Etat à l’habitat rural sont distribuées avec parcimonie.

A. O. T.