Un accident tragique est survenu à Chaib dans la commune de Mekla. Trois collégiens, quittant la passerelle chevauchant la Nationale 12 pour rentrer chez eux, ont été percutés par une Atos venant de Tizi Ouzou.
La voiture, selon les citoyens présents sur les lieux, était conduite par un chauffeur en état d’ébriété et se serait déportée sur la gauche. Fauché de plein fouet, B. Mourad a succombé sur les lieux.
S. Fawzi est toujours sous contrôle médical en milieu hospitalier alors que son frère Faredj a dû subir une intervention chirurgicale au pied. Une enquête est ouverte par les services de gendarmerie de Fréha qui se sont déplacés sur les lieux.
Ce carrefour est devenu un lieu tristement célèbre pour la fréquence des accidents, dus pour la plupart à l’excès de vitesse ainsi qu’à l’absence de ligne continue ou de ralentisseurs. L’enterrement de Mourad a été l’occasion pour dénoncer cette hécatombe et remémorer les noms de ceux qui ont perdu la vie sur les mêmes lieux, où ailleurs. Il y a deux ans, trois collégiens ont été victimes du même genre d’accident. Et dire que les écoliers fréquentant l’école primaire de l’autre côté de la RN 12, sont tenus de faire ce trajet quotidiennement pour rejoindre leurs salles de classe. Pour un carrefour aussi fréquenté, non seulement par les écoliers, les collégiens, les étudiants, les résidants, mais aussi par un nombre important de piétons, les consciences s’interrogent sur cette situation qui n’a que trop durée. Il est vraiment temps de tirer la sonnette d’alarme pour solutionner ce paradoxe qui veut que l’on ne se penche sur cette « tragédie » que lorsque trop d’innocents auront payé de leur vie la négligence des adultes. La population du village de Chaib se dit outrée que l’on ne fasse rien pour protéger toutes ces innocentes victimes. A l’heure où les routes importantes sont déviées vers l’extérieur pour contourner les agglomérations. Chaib continue de voir défiler « ses lots de véhicules » à longueur de journées, et à longueur d’année, ses habitations s’étalant de part et d’autre de ces deux routes ! Ce carrefour, fréquenté par les usagers de la Route Nationale n°12 (Fréha-Azazga et autres destinations), ainsi que le Chemin de wilaya n°150 (Mekla-Aïn El Hammam et autres) devenu très important par son trafic verrait peut-être, d’un bon œil, une trémie ou une autre solution y voir le jour. Ne pourrait-on pas penser, déjà à des lignes continues qui permettaient de gérer et de ralentir la circulation ? Certains chauffeurs se font un malin plaisir de doubler, en dépit du Code de la route et du danger en plein croisement de ces deux routes si importantes ! Il est sûr, néanmoins, qu’un contrôle routier influerait sur des comportements qui font fi des vies humaines.
Sofiane Mecherri
