L’Oued Amarigh mis à mal

l L’Oued Amarigh présente les stigmates d’une importante excavation à l’engin-même qui a mis dangereusement à nu son lit. Ces cratères, laissés par des pilleurs de sable visiblement bien équipés, mettent en lumière un spectacle de désolation au lieudit Aftis Gouaâdour, à quelques dizaines de mètres du tracé de l’oléoduc de Sonatrach, reliant Béni Mansour à Béjaïa. Les dégâts infligés aux alluvions du cours d’eau, déjà menacé de tarissement, attestent de l’extraction sauvage et irrationnelle de ce matériau de construction. La mort à petit feu de l’écosystème ne semble pas inquiéter outre mesure ces destructeurs qui ne se préoccupent, à travers cette chasse effrénée à la ressource du sable, que du profit mercantile à tirer. La gendarmerie a fort heureusement intervenu pour stopper « l’hémorragie ».

Z. F.