L’importation de voitures de moins de trois ans est interdite et un ultimatum est donné à tout ceux qui ont des voitures de ce genre dans les ports, de les dédouaner: après le 26 septembre, ces véhicules ne pourront pas être récupérés. Leurs propriétaires devront, soit les réexporter, soit les abandonner et, dans ce cas, ils deviendront propriétés du Trésor. C’en est donc fini avec les véhicules de moins de trois ans, toutes ces voitures que l’on repère facilement, grâce à leurs… matricules, le plus souvent français mais aussi beIges, suisses, aIlemands… En réalité, les autorités voulaient déjà mettre fin depuis quelques temps à l’importation de ces véhicules mais les députés s’étaient opposés à cette mesure. Il est vrai que cette mesure parait pénaliser l’acheteur moyen, qui n’ayant pas assez d’argent pour acheter une voiture neuve, se rabat sur ce genre de véhicule. Mais, en fait, l’objectif est de limiter le vieillissement du parc automobile algérien. On sait aussi que ces voitures peuvent donner lieu à toutes sortes de trafics, voire de falsifications qui peuvent constituer un danger pour le consommateur. On se rappelle les fameuses voitures ZH, que l’on a retirées du marché après avoir découvert que l’année de fabrication déclarée n’était pas l’année réelle des véhicules. Avec l’arrêt de l’importation des véhicules de moins de trois ans, c’est le marché de l’occasion qui va sans doute connaître des envolées. De toutes façons, certaines marques, même si le véhicule est ancien, sont cédées à des prix élevés.
S. Aït Larba
