n Le quotidien national Echourouk El Youmi a fait l’objet, mardi 31 octobre 2006 de lourdes représailles judiciaires qui, si elles venaient à être appliquées, remettront tout simplement en cause la survie même du journal.
Requérir en effet deux mois de suspension du journal en plus de peines d’emprisonnement pour le directeur de la publication ainsi que l’une de ses journalistes, ne peut que rappeler le triste épisode du quotidien Le Matin.
Cette fois, c’est en guise d’offrande aux fantasmes liberticides légendaires du chef d’Etat libyen que le pouvoir algérien voudrait offrir Echourouk.
Fortement préoccupé par cette brutale reprise du recours à l’arme judiciaire contre la presse et la liberté d’expression en Algérie, au moment où nos voisins maghrébins dépénalisent les délits de presse, le Syndicat national des journalistes :
– Dénonce énergiquement cette décision inique et appelle à sa reconsidération immédiate
– Assure les confrères d’Echourouk de son entière solidarité en cette triste circonstance
– Demeure vigilant et ne se leurre nullement de mesures populistes et circonstancielles
Le combat pour la liberté de la presse et d’expression est, et restera, l’un des éléments consubstantiels à son existence même.
