Par DDK | 1 Mai 2007 | 572 lecture(s)

L’Algérie aspire à se prendre en charge

Les problématiques de la pollution atmosphérique, du réchauffement climatique et des graves répercussions sur les générations à venir ont été les thèmes majeurs abordés par les participants à l'atelier d'information sur l'élaboration de la seconde communication nationale dans le cadre de la convention-cadre de l'ONU sur les changements climatiques. Ceux-ci ont appelé à la nécessité d'intensifier les efforts pour réduire les gaz à effet de serre. L'accent a été mis, lors de cette rencontre, sur l'importance de soutenir les capacités et compétences des pays en voie de développement pour promouvoir la prise en charge de ces phénomènes, notamment dans l'élaboration de leurs programmes et la mise en place de leurs stratégies visant à réduire les gaz à effet de serre. Le représentant du PNUD a salué, pour sa part, lors de son allocution d’ouverture, les efforts déployés par l'Algérie pour maîtriser le phénomène de l'effet de serre par la mise en place de programmes ainsi que de projets destinés à protéger l'environnement dans le cadre du développement durable. Après avoir rappelé la ratification, par l'Algérie, de la convention-cadre sur les changements climatiques et du protocole de Kyoto, le même orateur a affirmé l'attachement du PNUD à aider l'Algérie et à l'accompagner dans l'élaboration et la concrétisation de ses projets. Il a souligné, à cet effet, les moyens considérables que nécessite la réduction des gaz à effet de serre. De son côté, M. Djemouai Kamal, directeur national du projet des changements climatiques a évoqué les problèmes dont souffre l'Algérie à savoir, la vulnérabilité de sa biodiversité du fait des changements climatiques. Le directeur du projet a, dans ce contexte, relevé la nécessité d'offrir les moyens techniques que sont les plans de travail et les stratégies de lutte contre les changements climatiques engendrés par l'effet de serre. Il a rappelé, par ailleurs, les problèmes que connaît l'Algérie du fait des terres arides et semi-arides en progression, la réduction des ressources hydriques ainsi que la détérioration de la biodiversité. En appelant les parties concernées à coordonner leurs efforts pour réduire les émissions de gaz toxiques dont le CO2. L'intervenant a imputé, aux pays développés, la responsabilité de la présence de ces gaz dans l'air qui participent au réchauffement climatique et à la pollution de l'air. Ce dernier a lancé un appel pressant aux responsables des pays développés, à accompagner les pays en voie de développement dans la concrétisation de leurs projets de réduction des gaz à effet de serre. Quant à M. Kara Mostefa Kameleddine, coordonnateur du projet national des changements climatiques, il a rappelé les effets «dévastateurs découlant des changements climatiques», tout en citant «l'effet de serre, la détérioration des terres agricoles, la dégradation de la flore et la rareté de l'eau.»

«Il y a nécessité de protéger la biodiversité en vue de réduire l'effet de serre et lutter contre la sécheresse et la désertification et mettre un terme au phénomène de la migration appelé à s'intensifier dans les années à venir notamment en Afrique», a –t-il précisé.

A ce propos, M. Kara a indiqué qu'une cinquantaine de millions d'Africains seraient forcés de migrer vers le Nord à la recherche de meilleures conditions de vie.

Les intervenants ont ainsi relevé l'existence de trois types de gaz à effet de serre à savoir, le dioxyde de carbone, les gaz issus des minerais et ceux produits par les corps gras utilisés par les agriculteurs. La mise en place d'une stratégie, de la promotion de la formation et de la sensibilisation, est une urgence, selon les intervenants, dans la lutte contre les gaz à effet de serre.

A noter, qu’un véritable cri de détresse a été lancé, aux opinions publiques nationales et internationales afin de leur faire prendre conscience de la gravité du problème, en les invitant à «changer de mode de vie» pour la sauvegarde de l’environnement, lors de cette rencontre organisée, hier, à Alger, par le ministère de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement en coordination avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Fonds pour l'environnement mondial.

Nabila Belbachir

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