Ramadhan est à nos portes et les préparatifs vont bon train. Les pères de familles en hommes avertis se préparent à faire face aux dépenses du mois sacré avec le moins de dégâts possibles. Certains ont déjà fait leurs provisions d’oignons et d’ails tandis que les mères de familles remplissent leurs congélateurs avec ce qui peut être gardé au froid. Les commerçants aussi ne veulent pas être en marge de ce mouvement de plus en plus perceptible à mesure que l’on s’approche du 4 octobre (dans le doute), premier jour de carême. Mardi dernier, soit une semaine avant, les prix affichés annoncent ce qui nous attend. De dix dinars le kilo, il n’y a pas longtemps, la tomate a vite fait de grimper à 40 dinars. La courgette lui emboîte le pas avec le même prix alors que le poivron atteint les 50 dinars. La pomme de terre, pourtant disponible et peu demandée, pendant le Ramadhan, par les restaurants et gargotes, monte déjà à 25 DA. Tout le monde, alors, se plaint. Le client accuse les vendeurs qui, à leur tour, incriminent les grossistes. Quant aux denrées de l’alimentation générale, les gens s’approvisionnent surtout en produits susceptibles de manquer ou d’augmenter des prix tels le sucre, l’huile de table ou la tomate en boîte. Pour ce qui est des fruits secs (raisins, pruneaux… ) on n’ose pas en demander le prix. Ramadhan, c’est aussi les confiseries. Nous remarquons déjà l’aménagement de certains locaux destinés à la vente des zlabias et autres kelb elouz. Si le Ramadhan ne peut se passer de ces douceurs, il ne faudrait pas que cela se fasse au détriment de la santé des consommateurs. On se souvient de ces commerces de fortunes qui ont foisonné, l’an dernier, sans respect des normes d’hygiène. De simples garages, sans lumière ni carrelage et encore moins de crépissage deviennent, l’espace d’un mois, de véritables cuisines industrielles. La vente de pain à l’air libre, la confection des pâtisseries dans des conditions de salubrité douteuses, doivent disparaître à jamais de notre vue. Les services concernés doivent veiller au grain car la santé du citoyen n’a pas de prix. Même si c’est le mois des affaires pour certains, il reste que Ramadhan doit être synonyme de joie, de piété et de respect du prochain pour tous les autres.
Nacer B.
