Les accidents de la circulation ne cesse d’endeuiller les familles algériennes, et ce, en dépit des campagnes de sensibilisation et autres moyens déployés notamment les radars, les policiers, et un code de la route plus répressif.
« Le nombre de mortalité sur les routes en Algérie, est estimé à hauteur de 4 000 morts par an ». Cette annonce a été faite hier matin, par le commissaire principal à la direction de la sécurité publique à la DGSN, Ahmed Naït El Houcine. Celui-ci a également indiqué qu’ » entre le 1er janvier et 31 août 2011, 3 025 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la circulation dont 509 en zones urbaines ».
« Le facteur humain est toujours donné pour être à l’origine de 90% des accidents», selon l’officier qui a affirmé que « sur les 15 894 accidents de la circulation recensés au cours de l’année 2010, 14 884 sont dus à l’inobservation des règles de la circulation », poursuit encore Ahmed Naït el Houcine qui s’exprimait sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. De ce chiffre ressort que 3 444 accidents sont dus au non-respect de la vitesse réglementaire, 1 639 suite à la non-utilisation des passages pour piétons, 1 008 accidents pour refus de priorité et 770 accidents à cause des dépassements dangereux.
« La proportion des accidents dus à l’utilisation du téléphone portable au volant est insignifiante par rapport aux autres causes comme l’excès de vitesse et l’indiscipline des piétons », a fait savoir Ahmed Naït El Hocine. « La sécurité publique, c’est un tout. Ce n’est pas uniquement la présence policière. Les mesures répressives ne touchent que les contrevenants. Les 100 radars, qui sont déployés actuellement, sont un outil efficace. Nous attendons l’acquisition de 100 autres radars pour les déployer dans les wilayas qui enregistrent le plus grand taux d’infractions d’excès de vitesse », a-t-il dit. « Les caméras de surveillance sont dans une phase d’expérimentation. A l’avenir, elles vont servir à la régulation de la circulation routière. Des propositions sont faites pour une plus grande utilisation des feux tricolores », a-t-il souligné. Il a indiqué en outre que « le permis à points est une solution pour lutter contre la délinquance routière. C’est un dispositif qui a fait ses preuves ailleurs ». « Le système de sanction actuelle ne fait pas de distinction entre les contrevenants primaires et les contrevenants multirécidivistes à l’endroit desquels des actions à la fois répressives, pédagogiques et de formation doivent être entreprises », a-t-il recommandé.
L. O. Ch.

