Cité Evolutive et quartier Ahmed Tali
Le ramassage des poubelles défaillant
Les habitants du quartier Ahmed Tali ainsi que ceux de la cité évolutive, sis du côté est de la ville de Aïn Bessem, se plaignent d’ordures ménagères jetées anarchiquement aux alentours de leurs habitations, ce qui menace leur santé. Et comme si cela ne suffisait pas, certains individus procèdent à l’incinération anarchique de toute sorte d’ordures ménagères. Cela au moment où la commune n’est pas encore parvenue à mettre à la disposition des citoyens des camions pour la collecte des ordures d’une manière quotidienne. On apprend ainsi qu’il existe un seul camion pour le ramassage des ordures, trois fois par semaine, selon les déclarations des habitants. En effet, cet état des lieux est du, selon les habitants de ces deux quartiers, à l’irrégularité et au non respect des horaires de l’opération de ramassage des ordures. Les sacs poubelles et les déchets restent ainsi pendant toute la matinée sur les trottoirs, juste à côté des habitations, ce qui entraîne aussi une odeur insupportable de ce côté de la ville. D’autre part, les habitants nous ont affirmé que l’opération de ramassage ne se fait guère dans les règles. Selon ces derniers, il est tellement mal effectué que les détritus et déchets sont omniprésents. «Les services de ramassage ne passent que rarement dans ces cités où les ordures ménagères s’amoncellent à longueur de journée», raconte-t-on. Les habitants ont aussi souligné que le manque de civisme est pour beaucoup dans cette situation : «Les déchets sont éparpillés partout et les citoyens jettent leurs ordures sans respecter les horaires indiqués par les services de ramassage», nous déclare un habitant de la cite évolutive. Les citoyens ont relevé par ailleurs que cette situation perdure depuis longtemps et le laisser-aller a tendance à se banaliser. Raison pour laquelle ils demandent une meilleure implication des autorités locales pour régler le problème, en installant des poubelles publiques et en pénalisant les fauteurs.
Oussama K.
Situé pourtant au niveau du chef-lieu de daïra
La cité de l’Indépendance sans téléphone fixe ni Internet
Située en plein centre de la nouvelle ville, au chef-lieu de la daïra d’Aïn Bessem, la cité de l’Indépendance, habitée depuis près de cinq années désormais, n’est toujours pas raccordée au réseau du téléphone fixe et d’Internet. Pourtant, plusieurs locaux administratifs dont le nouveau lycée ainsi que la brigade de gendarmerie, sis juste à côté de ce quartier, ont été raccordés à ce réseau. «Le réseau téléphonique n’est qu’à quelques mètres de la cité et l’APC a délivré l’autorisation de traversée de route, mais cette simple opération de raccordement n’est toujours pas engagée pour des raisons incompréhensibles», nous déclare un résident de ladite cite. «Je dépense une grande partie de mes économies aux cybercafés, pour faire mes recherches», nous déclara un jeune étudiant, un résident de la même cité. A noter que près de trois cabinets médicaux spécialisés ouverts dans cette cité sont également privés de téléphone, donc de communication avec les malades. Les habitants nous déclarent également qu’il n’y a aucune raison d’être condamnés à utiliser uniquement le téléphone mobile et d’être arbitrairement écartés de l’usage de l’Internet, contrairement à la majorité des quartier de Aïn Bessem où la couverture en réseau de téléphonie fixe et d’Internet a atteint un niveau record, notamment ces dernières années. A signaler que les capacités du central téléphonique et de la plateforme Internet d’Aïn Bessem, ont été renforcées depuis longtemps. Naturellement, le reste n’étant qu’une affaire de gestion et de bureaucratie.
O. K.
