Le président de l’ordre national des médecins a mis en exergue hier à Alger, l’importance de l’installation immédiate de l’agence nationale du médicament, afin de régulariser son importation.
Selon le président, l’agence doit être installée le plus tôt possible « pour prendre en charge des décisions commerciales, ainsi que celles relatives à la pharmacovigilance et aux médicaments génétiques » a-t-il affirmé. Cela permettra selon lui, à la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) de devenir un organisme de stockage et de distribution. « Il faut avertir à l’avance les fournisseurs pour qu’ils puissent mettre à disposition, les médicaments ou la matière première.
La PCH doit donc jouer ce rôle de stockage pour alimenter les secteurs publics et privés » a-t-il précisé. Il a également estimé que l’installation de cette agence « va mettre fin aux moyens de pression, exercés sur les décideurs au niveau des hôpitaux et du personnel technique », a-t-il expliqué en référence à la pénurie du médicament existante actuellement. Dans ce sens, le même responsable a tenu à souligner que les 4 % du PNB consacrés à la santé en Algérie ne sont pas suffisants. « L’Algérie doit utiliser son embellie financière pour acheter les médicaments qu’il faut, au moindre coût et privilégier le générique », a-t-il préconisé tout en insistant sur l’importance de mettre de l’ordre et de l’éthique dans la distribution du médicament. Affirmant que cette agence sera indépendante de l’administration centrale, il a estimé que la gestion administrative par le passé des médicaments « nous a amenés à l’impasse actuelle avec le risque de pénurie et de difficultés d’approvisionnement ».
De ce fait, l’agence doit, selon lui, travailler avec les vrais experts pour les médicaments nécessaires aux pathologies existantes en Algérie, précisant qu’elle doit être en mesure de « déterminer les médicaments essentiels, commander en temps utile, décider du rapport qualité prix et avoir toutes les possibilités de manœuvre ».
Samira Saïdj
