Tout ne semble pas aller pour le mieux pour la présente saison oléicole, laquelle, à en croire les paysans et les propriétaires d’huileries est sérieusement compromise. Les connaisseurs en la matière ne s’en étonnent pas, car ils savent, par expérience, qu’après deux bonnes saisons oléicoles, viendra inévitablement une saison moins bonne. Les nombreuses huileries de plusieurs communes connues pour être productrices d’huile d’olive par excellence, comme c’est le cas de Souk El Tenine, Maâtkas, Tirmitine, Beni Zmenzer, Tizi N’Tléta, n’ont pas encore ouvert, contrairement à la saison écoulée, à la même période, où les moteurs tournaient déjà à plein régime. Le propriétaire d’une huilerie à Souk El Tenine, M. Taleb en l’occurrence, que nous avons questionné à ce sujet, révélera : « Cette année, la production sera maigre. Les oliviers n’ont presque rien donné. Nous allons toutefois ouvrir dans peut-être deux ou trois semaines, mais ce ne sera pas le cas de toutes les huileries. Mais l’opération ne durera que quelques semaines, voire quelques jours, contrairement à l’année passée où nous avons travaillé jusqu’au printemps. La récolte était bonne et tout le monde a eu son compte ». Signalons, au passage, que la subdivision agricole de la commune de Maâtkas a lancé une opération de plantation d’oliviers. Les paysans ont été invités à se rapprocher du service concerné pour l’acquisition des plants. Il est aussi à craindre que le prix de l’huile d’olive ne s’enflamme à cause de cette baisse de production attendue. Signalons, également, que l’économie de la région sud de la wilaya de Tizi-Ouzou connaîtra un ralentissement à causse justement de cette saison qui s’annonce mauvaise.
Les différents emplois créés par la filière, à chaque bonne saison, seront réduits et de courte durée. Les ménages, qui comptaient sur la vente de leur production pour accroître leurs revenus, devront prendre leur mal en patience au moins jusqu’à la saison prochaine. En Kabylie, lorsque la saison oléicole est bonne, l’économie se réveille et l’optimisme s’affiche
sur tous les visages, mais quand la récolte est maigre, c’est toute l’économie de la région qui en prend un sérieux coup.
H. T.
